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 Histoires de fées

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Antonio
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MessageSujet: Histoires de fées   Lun 25 Mai 2009 - 12:23



Les bonnes fées du Pays de Sianne


Autrefois on croyait fermement aux esprits immatériels. On pensait que les fées disposaient d’un pouvoir étendu.

Les légendes des fées rappellent les histoires de l’Antiquité remplies de sirènes et de magiciennes.

Les fées sont fréquemment mentionnées dans la région. On disait qu’elles avaient élu domicile non loin de là au « château des fées » dans la grotte de Massiac, sous la chapelle sainte Madeleine et que le sommet du Mont Chamaroux, près des sources de la Sianne, abritait leur jardin. Le lieu a d’ailleurs été longtemps appelé « le jardin des fées ».

Autrefois dans la vallée de la Sianne, quelques habitants privilégiés ont rencontré, dit-on, les fées dans quelques grottes isolées.

La légende raconte que les fées rendaient transformé en fil d’or le chanvre que les femmes déposaient devant leurs demeures.



La Dame Blanche de Luzargue

La légende de la Dame Blanche a essaimé dans de nombreuses régions françaises dont la vallée de la Sianne.

La légende de la Dame Blanche n’est autre que celle de Mélusine, fée à moitié humaine et à moitié monstre, épouse du seigneur de Luzignan dans le Poitou. Cette Mélusine est entrée dans l’histoire à la fin du XIVème siècle dans un roman de Jean d’Arras, écrit pour le Duc de Berry. La Dame Blanche a depuis fortement marqué les esprits populaires.

Elle apparaît familièrement en plusieurs endroits de la vallée de la Sianne. Au pont de Lavergne, près du hameau de Luzargues sur la commune de Molèdes et sur le ruisseau de Ferrière-Bas qui se jette dans la Sianne près de Blesle.

Dans les familles de la vallée, les parents décrivaient aux enfants les apparitions fantastiques de la Dame Blanche pour faire peur. Cette fée maléfique embarquait dans son monde, jusqu’au Jugement dernier, les imprudents qui la dérangeaient dans son bain.

Les fées de Chastel-Marlhac

Vous savez que dans la commune de Monteil, vers Chastel-Marlhac, il y a un beau rocher qui est bien haut – cinquante à quatre-vingt mètres de hauteur, et qui fait comme une langue – c'est-à-dire qu'il y a le précipice sur trois côtés et qu'il ne tient pas par un côté à la terre qui est autour.
Dans ce rocher, il y a des grottes, et les gens du coin, comme il y a des petits arbres qui poussent par là, envoyaient les chèvres qui allaient y broûter. Les chèvres -vous savez que les chèvres ça monte bien par les rochers !- montaient comme elles pouvaient, et, quelquefois, restaient coincées (s'enrochaient). C'est-à-dire qu'elles étaient montées au milieu du rocher et ne pouvaient plus redescendre.
Alors, les gens du village de Serre, qui est au pied de la falaise, allaient les chercher avec des cordes. Et, en montant le rocher, il voyaient un peu ce qui se passait dans ces grottes. Et il paraît que dans ces grottes il y avait des Fées.
Les Fées, qui voulaient vivre sans que leur monde soit connu des hommes, se mirent en colère. Un soir, quand la nuit tombait, elles descendirent au village, volèrent un petit enfant, le prirent dans leurs bras, le montèrent sur la falaise et l'enfermèrent dans la grotte où elles vivaient.
Pour sûr que les gens du village, à leur tour, se mirent en colère contre les Fées, et, la nuit, avec des cordes, comme ils purent, escaladèrent le rocher. Ils montèrent jusqu'à une grotte, et là, ils ne trouvèrent pas l'enfant du village mais ils réussirent à attraper un enfant de Fée, et le descendirent au village.
Et, alors ce fût la bataille entre les gens du village et les Fées, tellement que les Fées, toutes tristes de savoir qu'un de leurs enfants était entre les mains des hommes, firent beaucoup de bruit. Une nuit, de la pointe du roc d'où deux aiguilles se détachent, elles pleurèrent et crièrent :
_ « Rendez-moi ma petite Fée, je vous rendrai votre Baptisé ! »
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MessageSujet: Re: Histoires de fées   Mer 10 Juin 2009 - 12:25

Les Fées - qu'on appelle plus souvent en Auvergne les " Fades " sont pour la plupart de méchantes créatures jouant des tours aux bergers.

Cela se savait et on évitait les endroits où l'on voyait au matin, dans la rosée, les ronds qu'elles avaient faits la nuit en dansant - là, l'herbe était plus sombre et toute mêlée de mousserons. On raconte dans le Cantal l'histoire de ce Pierre Mousset qui, en 1632, avait fait le pari, un soir d'été, d'aller avec sa musette faire danser les fades au suc des Dames.

" Il était resté là, sur la place, dans l'herbe, un bon bout de temps, les regardant de tous ses yeux, à travers leurs robes blanches qui semblaient des toiles d'aragne ou de brouillards; il les voyait comme des filles qui sortent de l'eau. S'il avait été bien à lui, il se serait avisé alors qu'elles n'étaient point pourtant des personnes, de même que les feux follets ne sont pas des feux ordinaires. Elles étaient pâles de teint et fluettes, comme faites de lait de la lune et quand elles tapaient dans leurs mains, cela sonnait le creux, comme des os sans viande. Quelque chose qui n'était pas de cette terre. Mais la tête de Pierre Mousset s'était échauffée, tout enchantée de cette danse. Il avança […] et, tout à coup, se saisissant de sa musette, il se mit à en sonner sous les rais de la lune. Jusqu'à cet instant la fantasmagorie s'était jouée dans complet silence, comme la fête volante et folle d'un autre monde de minuit, qui n'aurait pas été fait pour les humains. Dès qu'éclata cette musique mordante de la musette, ce fut comme si la nuit même partait en morceaux. De tous côtés, les fées tourbillonnèrent et se sauvèrent. Il n'en demeura là que deux. Elles durent le joindre; Pierre Mousset les vit soudain toutes proches. L'une lui enleva son chapeau, puis elle ne fut plus là. L'autre - c'était la plus belle au revers de la veste lui enleva ses trois roses. Il voulut les reprendre et la prendre elle-même. Elle s'esquiva. Il se jeta à sa poursuite. Il lui semblait toujours qu'il allait la tenir, à peine si elle paraissait courir, et cependant, lui, tout courant, tout lancé, il n'arrivait pas à la joindre. Chaque fois qu'il croyait se saisir d'elle, l'enfermer entre ses bras, comme une vapeur de l'aube entre deux branches, elle se coulait hors de ses mains. Elle lui riait, le regardait, échappant toujours et elle le mena ainsi jusqu'au dessus de Belliac... Là, le pays s'escarpe et le revers se coupe sur un à pic. Pierre Mousset a dit qu'il s'arrêta. Il voulait revenir en arrière. Mais savait-il encore ce qu'il voulait? La folie le tenait de cette demoiselle. Il n'était plus que cette folie, cette passion de la joindre. Il suffit à la fade de se pencher à peine comme un bouleau dans un souffle d'air, de le rappeler d'une parole : il la suivit à corps perdu... Ce fut bien sa perte. On le trouva là au matin tout rompu, baignant dans soie sang. Il put tout juste faire savoir ce qui lui était arrivé et dire que pour finir il avait senti une main le précipiter de la roche. Près de lui gisait sa musette. Mais, pas plus que le chapeau, ne furent retrouvées les trois roses. Il put encore demander son pardon à Dieu, puis recevoir l'absolution et il mourut *. "

On conte la même chose de Jacquillou, le cabrettaire qui ne croyait pas aux fades et qui mourut sitôt après qu'on l'eût tiré du gourg de la Marmite. Du côté de Marcenat, au froid pays de Montgeleix, le garçon qui passe nuit au puy Chamaroux, risque d'être pris dans les danses des fées, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à en mourir. Toutes les fées, pourtant, ne sont pas si méchantes. A La Bourboule, ce sont elles qui ont montré aux humains les fontaines d'eaux minérales et leur en ont enseigné les vertus...

* Henri Pourrat, Légendes.
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