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 Histoire(s) du Cantal

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Antonio
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mer 18 Avr 2007 - 14:13

Préfecture
Aurillac 30 551 hab. (aggl. 36 096) alt. 631 m,
Sous-préfectures : Mauriac 4 019 hab. (aggl. 4 898) alt. 722 m, Saint-Flour 6 625 hab. alt. 860 m

Population : 150 778 hab. (26 hab./km²) dont urbaine 55 489 (37%), rurale 95 289 (63%) - les cantaliens (ou cantalous)
Superficie : 5 726 km²
Altitude : max. 1858 m (Plomb du Cantal), min. 210 m (sortie du Lot) moyenne : 710 m (plus haute route: Pas de Peyrol 1589 m)
Autres sommets : Puy de Peyre-Arse 1806 m, Puy Brunet 1806 m, Puy Mary 1787 m, Puy Chavaroche 1739 m, Puy de la Tourte 1704 m, Roche de Vascivières 1700 m, Puy Griou 1694 m
Cols : Col du Redondet 1531 m, Prat de Bouc 1392 m, D15 près du Puy de Gudette 1370 m, Super-Lioran 1368 m, Col de Serre 1335 m, Sortie de la D13 1315 m
Lacs : Lac du Barrage de Grandval 11 km², Bort-les-Orgues 11 km², Barrage de Sarrans 10 km², L'Aigle 8 km², Saint-Etienne-Cantalès 5,6 km², Enchanet 4,1 km², Lanau 2 km², Marèges 2 km², Lastioulles 1,26 km²
Principaux cours d'eau : la Truyère, la Dordogne, la Cère, la Maronne
Réserves naturelles: Parc Régional des Volcans d'Auvergne, 395 070 ha, créé le 25-10-1977, 153 comm.
Limitrophe avec 6 départements et 4 régions : Puy-de-Dôme, Haute-Loire (Auvergne), Aveyron, Lot (Midi-Pyrénées), Lozère (Languedoc-Roussillon), Corrèze (Limousin)


Historique du nom CANTAL
Du gaulois Kantia, vient de canto (flanc de colline, pris au sens de contrée).
Le massif du Cantal est constitué essentiellement des restes effondrés de la caldeira d'un immense volcan de près de 150 kilomètres de diamètre, dont le cratère peut être aisément imaginé en lisant une carte. La structure rayonnante du massif et des rivières qui en descendent est caractéristique.

Historique de la structure du département
Créé le 4 mars 1790 avec 4 districts (Mauriac, Murat, Saint-Flour, Aurillac) et 20 cantons
Chef-lieu Saint-Flour, en alternance avec Aurillac

1794 : Saint-Flour devient seul chef-lieu
1795 : le chef-lieu du département est déplacé de Saint-Flour à Aurillac
1800 (17 février) : création des arrondissements : Aurillac, Mauriac, Murat, Saint-Flour et nouveau découpage des cantons
1926 (10 septembre) : suppression de l'arrondissement de Murat
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Jeu 19 Avr 2007 - 19:37

Agriculture et émigration

l’activité principale du Cantal a toujours été l’agriculture en général, et l’élevage en particulier, comme en témoigne la prospérité des races bovines de l’Aubrac et de Salers. Cantal et Salers sont d’ailleurs aussi, pour le grand public, des noms de fromage. Cantal, enfin, c’est le nom du cheval favori de l’empereur Napoléon Ier.
La terre, cependant, peina bientôt à nourrir des familles nombreuses, et le Cantal fut une terre d’émigration : vers l’Espagne, la Belgique ou la Hollande ; puis, à la fin du XIXe s., vers Paris. C’est ainsi qu’apparut la figure du bougnat, de l’Auvergnat de Paris. Le Cantal donna deux présidents de la République au siècle dernier, Paul Doumer et Georges Pompidou.

Un département aux mille secrets

L’Etat tâchait de désenclaver le département. Du XIXe s. datent deux ouvrages d’art remarquables : le tunnel du Lioran (le plus ancien de France, remplacé prochainement par un tunnel élargi et sécurisé) et le viaduc du Garabit (dû à l’ingénieur Eiffel). Même si le réseau routier départemental s’est considérablement amélioré ces dernières années, le Cantal continue cependant d’être structuré topographiquement et culturellement par le Lioran. Routes et chemins permettent de découvrir les paysages et les monuments, témoins d’une histoire commencée voici huit millions
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Jeu 19 Avr 2007 - 19:47

Demain je vous proposerai un article sur l'histoire du rail dans le nord du cantal. vous verrez comment le "gentiane express" a vu le jour !
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Ven 20 Avr 2007 - 12:32

HISTORIQUE DE LA LIGNE BORT-NEUSSARGUES



Lors de l'établissement des premières voies ferrées dans le Massif Central, la partie centrale du département du Cantal était bien délaissée par le rail.

Dès 1871, les parlementaires cantaliens réclamaient la réalisation d'un itinéraire de BORT à NEUSSARGUES par CONDAT et ALLANCHE. Mais ce n'est que vingt ans plus tard que le principe de cette ligne fut définitivement acquis. La déclaration d'utilité publique intervint en août 1892. A la même époque, une liaison FELLETIN -USSEL - BORT - NEUSSARGUES était étudiée. La liaison USSEL - BORT n’a jamais été réalisée vu les faibles bénéfices attendus. C'est peut-être dommage car si cette ligne avait emprunté un itinéraire autre que la vallée de la Dordogne, peut-être le "Parisien" continuerait-t-il à passer entre BORT et NEUSSARGUES.

Les parlementaires ont certes agi pour que cette desserte voie le jour mais ce sont surtout les gros intérêts économiques qui ont été déterminants. Notamment le transport des vins du Languedoc vers Paris. C'est en effet, au cours du XIX° siècle que les Parisiens, qui, jusqu'alors, ne buvaient que du vin de leur région, virent apparaître les vins du Midi (la consommation de vin de la région parisienne a, paraît-il, été multipliée par 6 entre 1840 et 1900).

Il est bon de rappeler, qu'à l'époque, la France ferroviaire était partagée en “réseaux”. Le Massif Central était desservi par le PARIS-ORLEANS (P.O.), le PARIS-LYON-MEDITERRANEE (PLM) et le MIDI. Il s'agissait là de compagnies privées qui cherchaient avant tout la rentabilité de leurs installations.

Le transport du vin apportait à chaque réseau une ressource proportionnelle au nombre de kilomètres. C'est ainsi que la ligne BORT-NEUSSARGUES qui rejoignait la ligne MONTLUÇON -EYGURANDE-BORT (terminée en 1887) a été concédée au P.O. lequel espérait créer ainsi à travers le Massif Central la liaison Nord-Sud la plus courte.

Compte tenu du relief, le tracé de cette ligne n'était pas évident. Trois projets ont été étudiés, le premier par CHAMPS, la Vallée de la Rhue, SAINT-AMANDIN, CONDAT, MARCENAT, LANDEYRAT et ALLANCHE. le second par VEBRET, MENET, RIOM, MARCHASTEL, LUGARDE, SAINT-BONNET et ALLANCHE, le troisième devait emprunter les vallées de la Rhue et de la Santoire pour aboutir à MURAT.

A l’époque, les polémiques n’ont pas manqué, les langues allaient bon train et bien entendu, le tracé avait été choisi du fait de l’influence de telle ou telle personnalité, prétendue avoir le “poids nécessaire" pour intervenir auprès de l’état et de ses réseaux de chemins de fer. En fait, les études ont été dominées par le souci de distances courtes : le tracé adopté devra être inférieur à 75,17 km pour que BEZIERS-PARIS par BORT soit inférieur aux 804 km de l’itinéraire PLM par ARVANT. Le premier tracé de 74,43 km se rapprochant trop du kilométrage litigieux a été écarté au profit du second d’une longueur de 71,300 km.
J’ai l'impression que le même phénomène se renouvelle au sujet du tracé de la nouvelle route BORT-RIOM-MURAT. Chacun ayant sa propre conviction que M. X ou M. Y a une influence prépondérante pour ce tracé. Il est rarement question ni de sa longueur, ni des difficultés techniques de réalisation.

Les difficultés de construction n’ont pas manqué, la ligne étant tracée dans des vallées fort escarpées et escaladant des hauts plateaux. Les déclivités sont comprises entre 20 % et 30 %, la partie la plus difficile à ce point de vue est comprise entre la gare d’ANTIGNAC-VEBRET ET LE COL D'EMBESSE, séparées par une dénivellation de 352 m sur une distance de 12 km.

La réalisation a exigé la construction de cinq viaducs importants dont celui de BARAJOL (entre RIOM et CONDAT) qui est un chef-d’oeuvre de maçonnerie, quatre tunnels et des courbes et rampes importantes. Il est évident que des conditions de vitesse étaient imposées aux conducteurs.

En 1925 il fallait deux heures et demi environ, pour effectuer les 71 km entre BORT et NEUSSARGUES.

Les conditions climatiques du Cézallier ont rendu difficile l’exploitation de cette ligne. Les 45 km situés au-dessus de 850 m sont souvent enneigés. Et malgré un matériel de déneigement important, quelques périodes d'interruption du trafic ont eu lieu au cours des hivers 44-45, 51-52 et plus près de nous, en décembre 1980 où des congères de 5 m de haut s’étaient formées au col de Clavières.

La ligne a été ouverte le 2 décembre 1907 de BORT à RIOM et de NEUSSARGUES à ALLANCHE. La partie centrale sera terminée en 1908 et inaugurée par le Ministre des Travaux publics le 5 juillet.

Le relief accidenté de cette région, le manque de ressources minières n’ont pas favorisé l’implantation d’industries importantes, de ce fait le trafic de marchandises a toujours été très faible (moins de 200 tonnes par jour ouvrable). Et les vins ? Et bien, ils n’y ont pratiquement jamais passé du fait des mauvaises conditions d’exploitation. Ainsi la ligne BORT-NEUSSARGUES est le type même de ligne construite artificiellement par intérêts économiques (qui n’ont pas vu le jour) étrangers à la desserte locale.

Il faut quand même savoir que notre gare a eu une activité très importante en ce qui concerne le trafic marchandises. Notamment lorsque le PO mit en construction l'usine hydroélectrique de COINDRE sur la Rhue. Les pièces et les matériaux nécessaires à la construction ont en grande partie été acheminées par "ANTIGNAC-VEBRET".

LES INTERVENTIONS DU CONSEIL MUNICIPAL

La Compagnie d’Orléans, soucieuse d’exploiter le charbon du bassin de CHAMPAGNAC-LES-MINES, réalisa et mit en service en 1882 la ligne EYGURANDE-BORT-LARGNAC. La jonction avec MAURIAC eut lieu l’année suivante. En septembre 1893, le conseil constatant que cette ligne traverse le territoire de la commune demande qu’un arrêt ou une station soit créé à CHEYSSAC pour faciliter l’accès à BORT, prétextant, en outre, qu’il était inadmissible que la commune d’Ydes ait 3 gares rapprochées : SAIGNES, CHAMPAGNAC-LES-MINES et LARGNAC.

En novembre 1897, commencent les discussions relatives au tracé BORT-NEUSSARGUES. La commune qui avait été sollicitée, répond qu'elle ne peut contribuer, ni en argent, ni en terrain pour le passage du chemin de fer. Le mois suivant, nos élus avaient réfléchi et voyaient enfin l'intérêt de cette ligne qui suivant le méridien de PARIS serait la plus directe pour joindre la capitale à BARCELONE. Une halte est demandée à Cheyssac, et la gare au village de Drulh. Le tracé adopté, les travaux engagés, le Maire est informé du nom de notre station. Dans la séance du 16 juin 1907, il est dit : “Le Maire expose que le nom proposé pour la station est “ANTIGNAC-VEBRET”. Cette dénomination est considérée comme une déchéance pour la commune. Compte-tenu que la commune de VEBRET est plus importante que celle d’Antignac, que la station est construite sur la commune de VEBRET, il n’y a aucune raison de donner la prééminence à ANTIGNAC, le conseil émet le voeu que la station prenne le nom de “VEBRET” ou, à la rigueur, celui de “VEBRET-ANTIGNAC””. Le Ministre des Travaux Publics saisi de cette protestation n’a pas jugé bon de donner satisfaction. En fait, c'est probablement le seul cas, sur cette ligne, où la dénomination ne tient compte ni de l’implantation territoriale, ni de l’importance des communes desservies.

LES TRAINS “BONNET”.

Louis BONNET, créateur de “l’Auvergnat de Paris” a été un précurseur dans ce qui est appelé de nos jours “voyages organisés”. C’est en 1904 qu’il obtint des compagnies P.O. MIDI et PLM, des tarifs réduits pour des trains spéciaux empruntant leurs lignes. Ces réductions étaient importantes : 40 % pour un aller et retour.

Le premier train prit son départ de Paris le 21 juin 1904. A partir de BORT (par MAURIAC), il s'arrêtait à toutes les gares et la moitié des voyageurs allaient jusqu’à AURILLAC où les attendaient les “Courriers” pour MONTSALVY, ENTRAYGUES, MUR DE BARRES, SAINTE-GENEVIEVE, etc... Une billetterie spéciale avait été installée au siège de “l’Auvergnat de Paris” et deux billets gratuits étaient prévus pour les cabrettaires qui animaient le voyage. Ces trains ont eu un énorme succès, ils ont circulé jusqu’en 1939 avec une interruption pendant la première guerre.

Après les élections du “Front Populaire” et les accords sur les congés payés en 1936, ils sont devenus les trains des Vacanciers Auvergnats. Certains se souviennent de la circulation de ces trains. Ils passaient un peu avant “l’express” de Paris (la liaison Paris-Béziers s’effectuait par Bort et par Neussargues). Ils avaient, certes, un aspect un peu vieillot avec leurs wagons aux huit portières d’accès, leur marche-pied et les gros numéros indiquant les classes (beaucoup de nos compatriotes voyageaient en 3° classe avec un confort tout relatif).
Un cantalien, M. A. JACOMY, a fait appel à sa mémoire pour relater un voyage en train BONNET en 1938 (Auvergnat de Paris - Edition du Centenaire). Tout y est décrit, l’arrivée à Austerlitz, l’embarquement, les colis - notamment la valise contenant les provisions de bouches, indispensables pour “tenir le coup” pendant un peu plus de 500 km

Ces trains facilitaient le retour au pays et contrairement aux premières générations “immigrants” qui ne revenaient qu’après de nombreuses années, souvent sans avoir pris un jour de repos. Les plus jeunes viennent “en vacances”, ce qui ne se fait pas toujours sans quelques accrochages avec parents ou amis. Car imbus de leur “supériorité de parisien”, ils s'ingénient à prendre un accent exagérément faubourien, on parle “pointu”. Je me souviens, et je ne suis pas le seul, d’un jeune, parti de son village natal (je ne dirai pas lequel) pour aller servir comme garçon de café à Paris, qui, à son retour, s'ingéniait à demander aux cabaretiers locaux des mélanges sophistiqués, étalant ainsi ses connaissances de spécialiste et espérant bien que dans ce bled, on ne puisse lui donner satisfaction. C’est d’ailleurs le même qui faisait en sorte de ne plus comprendre le patois. Mais un jour, s’étant aventuré dans un pré au moment de la fenaison, mit malencontreusement le pied sur les chevilles d’un râteau, qui, se redressant brusquement, vint le heurter violemment au visage : “Por de raster !” s'écrie notre pédant. Il venait d’un seul coup de retrouver à la fois son patois et ses racines. Ne généralisons pas, ils n’étaient pas tous comme ça.

ET MAINTENANT ? .... LE TOUR DU CANTAL EN TRAIN.

Les rares voyageurs de la commune qui ont emprunté les autorails BORT-NEUSSARGUES ont pu se rendre compte qu’il n’y avait pas foule. En matière de rendement, cette ligne était déficitaire, et la SNCF, tournée vers l’avenir et le prestige des TGV, a purement et simplement fermé la ligne ! C’est un spectacle navrant, les gares sont désertes, les rails sont rouillés, et pourtant... Mais cette “ligne à vin” traverse des paysages merveilleux, inaccessibles en voiture, pourquoi ne pas la conserver pour exploiter ce qui était “le tour du Cantal en Chemin de Fer". La configuration géographique et géologique des régions traversées est unique en France.
Sous l’impulsion de notre Maire, Marc POTTIER, une association, dont il est le président, s’est constituée pour lutter et obtenir le maintien de ce circuit
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 21 Avr 2007 - 15:25



En 1993, sous l’impulsion d’un passionné du chemin de fer et de quelques bénévoles qui aiment le train, fut fondée l’association des Chemins de Fer de la Haute Auvergne. L’association des Chemins de Fer de la Haute Auvergne exploite le train touristique « Gentiane Express® » depuis 1997. Après cinq années d’exploitation touristique entre Riom-ès-Montagnes et Lugarde, l’association allonge son parcours jusqu’à Bort-les-Orgues en mai 2002. L’exploitation, l’entretien de la voie, la maintenance du matériel roulant sont assurés par des dizaines de bénévoles aux compétences multiples, et dont le but est de garantir les meilleures conditions d’accueil du public et de sécurité. L’association est constituée de 124 membres dont une trentaine sont particulièrements actifs.
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 21 Avr 2007 - 15:27

Merci. j'adore ces endroit avec les jolis viaduc
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 21 Avr 2007 - 15:33

y'a une scène du film "l'extraterrestre" avec didier bourdon et bernard campan qui a lieu sur le viaduc de barajol si je me trompe pas, en tout cas c'est un viaduc du cézallier. C'est magnifique, le paysage rattrape un peu la médiocrité du film qui, il faut l'avouer, est un peu raté et pas du tout à l'image d'un Bourdon des grands jours
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Dim 22 Avr 2007 - 10:46

y a plein de film qui ont été tourné dans le cantal
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Dim 22 Avr 2007 - 11:16

Un des meilleurs c'est "Harry, un ami qui vous veut du bien". Ce film est flippant n'empeche ! Mais vraiment superbement bien réussi ! Un chef d'oeuvre. Seulement il donne pas trop envie d'aller dans le Cantal...
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Dim 22 Avr 2007 - 11:28

il y a XXL aussi
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Dim 22 Avr 2007 - 11:30

ah exact, je l'ai vu aussi. Beau p'tit film aussi
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Ven 27 Avr 2007 - 12:24

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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Ven 27 Avr 2007 - 18:16

Apchon Château féodal et retable

Au nord de Cheylade. Sur un rocher à pic dominant le village pittoresque d'Apchon, subsistent encore quelques majestueuses ruines d' un château qui fût l'un des plus importants de la Haute-Auvergne. (Visitez l'église romane, véritable petit musée du retable)

d'après 'Découverte d'une région naturelle: le Haut Cantal de Riom ès Montagnes au Puy Mary'
Le Château
La forteresse d'Apchon n'appartient pas, à proprement parler, à la série de château forts qui jalonnent la rive gauche et auvergnate de la vallée de la Dordogne : Trinières, Val, Madic, Charlus-Champagué, Arches, Montfort, Miremont, etc... Ces châteaux verrouillaient la frontière politique entre Auvergne et Limousin que matérialisent les gorges de la Dordogne, face à la série Limousine de Lagane, Pierrefite, Anglard, Dufort, etc...

Le site faisait partie des forteresses en retrait par rapport à cette frontière. Néanmoins son rôle a été très important durant la guerre de cent ans. Le traité de Brétigny de 1356, tout en consacrant les défaites française, abandonnait le Limousin aux Anglois de Guyenne. C'est alors que, les forteresses frontières de la vallée de la Dordogne étant toutes tombées aux mains des troupes régulières anglaise ou de leurs féroces alliés, les routiers (Aymerigot Marchès et Bernard de Guerland), l'ennemi va se livrer à une mise à sac méthodique et répétée de tout le Pays. Apchon avec sa garnison plusieurs fois assiégée, a vaillamment résisté, en gênant considérablement les manoeuvres des pillard et rançonneurs. C'est de ces châteaux, resté entre les mains françaises, que partirent les premières contre attaques efficaces qui appuyées peu à peu par des renforts, ont rejeté l'adversaire au delà de la province, puis du royaume.

C'est pourquoi la forteresse que l'on découvre, perchée, sur son neck basaltique, a été reconstruite de 1408 à 1422. A plus de 1100m d'altitude, dominant le village blotti à ses pieds et les gorges de la petites Rhue de Cheylade, la dentelle des murailles, construites en prismes basaltiques essentiellement, reste encore impressionnante et laisse imaginer la puissance de ce site fortifié : Château gothique à 5 tours rondes et 2 tours demi engagées dans le corps du logis.

Aussi est il presque inutile que les d'Apchon, seigneurs du lieu et de bien d'autres châteaux, étaient d'une race dure et fière : dès la fin du Xème siècle, Macon Ier, sire et baron d'Apchon, défiait toute autorité. C'était une puissante famille, alliée aux grands d'Auvergne et du Forez, qui portera plus tard le titre de "comptour" et dont la devise guerrière était "Haut et Clair" devenue depuis celle de la Haute-Auvergne.


Le Village
Le Village, installé au pied du nid d'aigle a aligné ses maisons mitoyennes, appuyées sur l'enceinte romane abandonnée à la racine du neck lors de la reconstruction du XVème siècle. C'est ce que nous appelons, un " barriou ". Vous passerez devant cette rangée de maisons, soit après être entrée dans le bourg par la porte du " Bary " (bar= muraille, enceinte) côté cimetière actuel, soit en longeant la place ou s'élève l'église paroissiale : ex-chapelle extra muros, au service des villageois, soeur de la chapelle castral intra-muros dont on peut voir les traces dans le château (voûte du choeur en cul-de-four, en grande partie effondrée, face au Nord).

Les Retables
Les retables, oeuvre de Noël Verdier, maître doreur du lieu, qui a travaillé aussi à Bredons, ont fait l'objet d'une récente restauration qui leur donne une valeur exceptionnelle.

Celui qui est intéressé par ce genre de travail peut faire un détour jusqu'à Marchastel ou se trouve dans l'église un panneau de bois doré qui représente la naissance de la Sainte Vierge ; le geste des Sages-femmes faisant sécher les linges est du plus gracieux naturel.
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 28 Avr 2007 - 8:59

un trèsor serait caché dans les ruines du chateau! et 2 filles sont mortes en montant dans les ruines
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 28 Avr 2007 - 12:07

colosse15 a écrit:
un trèsor serait caché dans les ruines du chateau! et 2 filles sont mortes en montant dans les ruines
comment ça deux filles sont mortes ?
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 28 Avr 2007 - 13:51

c'est vieux comme histoire,mais en cherchant le trésor, en haut et avec le brouillard n'ont pas vu le précipice et se sont éclatés la tête sur les rochers en bas
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 28 Avr 2007 - 15:01

ah d'accord, c'est la légende
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 28 Avr 2007 - 16:15

Anton'iO a écrit:
ah d'accord, c'est la légende

le trésor oui les filles non
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Dim 29 Avr 2007 - 11:32

colosse15 a écrit:
Anton'iO a écrit:
ah d'accord, c'est la légende

le trésor oui les filles non
Shocked oh pitain...
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mer 9 Mai 2007 - 18:22

Les burons, figures emblématiques du patrimoine cantalou... A découvrir également, "l'architecture traditionnelle" sur http://paysgentiane.oldiblog.com

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Merci pour le scan!!
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Jeu 10 Mai 2007 - 12:57

De rien ! Une fois encore, l'Aveyron et le Cantal ont un point commun...
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Jeu 10 Mai 2007 - 13:24

Anton'iO a écrit:
De rien ! Une fois encore, l'Aveyron et le Cantal ont un point commun...
ouai faut le dire assimile pas trop le cantal avec l'aveyron!ne dis surtout pas ça à un cantalou il te metterait un coup de fusil
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Jeu 10 Mai 2007 - 13:54

colosse15 a écrit:
Anton'iO a écrit:
De rien ! Une fois encore, l'Aveyron et le Cantal ont un point commun...
ouai faut le dire assimile pas trop le cantal avec l'aveyron!ne dis surtout pas ça à un cantalou il te metterait un coup de fusil
ahah ! Je sais bien que c'est un peu chaud comme sujet ! Mais on peut le nier...
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mer 4 Juil 2007 - 13:39

UN CONTE DE HENRI POURRAT (Le trésor des contes) -

Le conte de la bouteille vite payée

Il y avait une fois à la ville un vieux farceur, vieux licheur, qui savait tous les tours. Et il avait besoin d'avoir des astuces en tête, parce qu'avec cette soif qui le menait à l'auberge il n'avait pas beaucoup d'écus en bourse.

Un jour de fête, ayant pinté et repinté, voulant repinter encore, il lui fallut compter ses sous au fond de sa poche : ce fut tôt fait. Tant pis. Il entre quand même à l'auberge.
- Si je ne paie pas de bel argent, eh bien, je paierai d'audace.

Il s'adresse à une des petites à frisettes qui faisait là renfort –c'était tout jeune, et, peut-être, un peu bécassou-.
- La fille, apportez-moi une bouteille de vin blanc !

Cette petite apporte la bouteille. Comme elle la posait sur la table :
- Ma foi, dit-il, j'y pense, j'ai déjà bu du rouge ; il ne faut pas tant mélanger le rouge et le blanc : ça ne vaut rien pour l'estomac. Voulez-vous, donnez-moi plutôt bouteille de rouge. "
- Bien facile.

Il passe là une heurette, vide la bouteille, prend la porte. La petite lui court après.

- Dites, monsieur, la bouteille ? Vous ne l'avez pas payée !
- De quoi, payée ? Puisque j'ai pris le rouge en échange du blanc !
- Mais vous ne m'avez pas payé le blanc, monsieur.
- Vous ne voudrez pas que je vous paye une bouteille que je n'ai pas bue ?
- Ha, c'est bien vrai, monsieur, pardon, excuse !

La petite rentra dans l'auberge, et cet autre alla sans doute dans une autre.
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