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 Histoire(s) du Cantal

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Antonio
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MessageSujet: Histoire(s) du Cantal   Jeu 12 Avr 2007 - 14:47

Anecdotes, Histoire sur le Cantal : c'est ici
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Antonio
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Jeu 12 Avr 2007 - 14:51

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province d'Auvergne, l'ancienne province connue sous le nom de Haute-Auvergne. Aurillac n'a pas toujours été la capitale du département puisque c'est Saint Flour qui est la capitale historique.

Le département actuel du Cantal recouvre presque exactement l'ancienne division administrative. Il existait, avant le découpage révolutionnaire de 1790, une Basse-Auvergne, le Puy-de-Dôme actuel, et une Haute-Auvergne, le Cantal. La distinction est ancienne, puisqu'on sait qu'en 972 l’évêque d’Auvergne désigne Aurillac comme seconde capitale de son diocèse, après Clermont, consacrant ainsi la division entre "haut" et "bas" pays. Le vocable Cantal correspond bien au département, effectivement organisé autour du volcan central. Un certain nombre de paroisses de Basse-Auvergne, en Artense et Cézallier, passèrent au département du Cantal qui en tant que Haute-Auvergne s'arrêtait alors à la Rhue. L'actuel canton de Champs (églises de Lanobre, Beaulieu, Marchal) en était donc exclu.

Les deux "Cantal"

En 1317 on créa l'évêché de Saint-Flour par démembrement de l'évêché de Clermont lequel, avant cette date, couvrait en entier Haute et Basse Auvergne, ainsi qu'une partie de l'actuelle Haute-Loire, l'arrondissement de Brioude. Les régions d'Aurillac, de Murat et de Saint-Flour furent alors accordées au nouveau diocèse, avec Brioude, Blesle et Langeac, mais l'archiprêtré de Mauriac fut maintenu sous la dépendance de Clermont, sans doute en raison des possessions que l'évêque de Clermont y avait. Ce n'est qu'à la Révolution qu'on rattacha le Mauriacois à Saint-Flour selon la logique départementale. Mais de même qu'il y a au moins deux Puy-de-Dôme, la partie montagneuse et les grandes Limagnes, il y a au moins deux Cantal, ce qui a pu induire des différences architecturales notables malgré l'apparente uniformité rustique des églises du Cantal.

L'hydrographie et l'orographie de la Haute-Auvergne en effet dessinent des régions distinctes. Au centre le volcan, le plus grand d'Europe dit-on, d'où rayonnent des vallées étroites et des plateaux élevés. Les passages des uns aux autres sont encore aujourd'hui bien rares et difficiles. Le Sanflorain se trouve ainsi coupé d'une part de la région de Mauriac, d'autre part d'Aurillac, par une véritable muraille naturelle. C'est sur cette muraille que les périodes d'enneigement sont les plus longues et la neige plus drue, glacée par l'écir.

L'étude des patois ne fait que confirmer ce qui précède. l'Auvergnat que l'on parle d'un côté et de l'autre n'est pas exactement le même, nous disent les spécialistes, et il est encore différent entre Mauriac et Aurillac, cette dernière désormais résolument tournée vers le Sud. Entre ces deux arrondissements un faisceau de gorges formé par la Maronne et la Bertrande a joué un rôle de frontière naturelle.

Mêmes remarques concernant les styles architecturaux de l'habitat paysan, dont l'origine doit sans doute être cherchée assez loin dans le passé. La forme des toits, les modes de couvertures, l'agencement des divers bâtiments de ferme, tout cela désigne des sphères d'influence variées. Ajoutons que les cantaliens eux-mêmes sont loin aujourd'hui encore d'ignorer ces coupures, malgré l'amélioration et la multiplication des routes, les chemins de fer, le percement des tunnels, et si tout le monde se dit auvergnat, on ne doit pas appartenir à la même Auvergne. Ceci explique en partie la réclamation que firent des citoyens de Saint-Flour en 1793, demandant qu'on fasse du Cantal deux départements distincts, l'un comprenant Mauriac et Aurillac, en rognant sur la Corrèze et le Lot, l'autre avec Saint-Flour, Murat, Brioude et Saint-Chély .

Bref, il semble plausible que de telles différences dues tant à la géographie qu'à l'histoire aient provoqué des variations architecturales sensibles. Le Sud-Est du département, par exemple, relève visiblement du Gévaudan (dont on a montré qu'il constitue une famille architecturale). Le Nord-Ouest, quant à lui, a reçu l'influence du Limousin limitrophe.
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Jeu 12 Avr 2007 - 21:29

Une histoire très intéressante! study Bon travail! Like a Star @ heaven
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Antonio
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Ven 13 Avr 2007 - 11:19

Bientot une autre Wink
et vous pouvez réagir si ca vous dit
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Ven 13 Avr 2007 - 18:23

merci antho,
tant mieux qu'aurillac soit devenu la préfécture, car les sanflorains sont assez fiers comme ça!!
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Aurélie
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Ven 13 Avr 2007 - 22:38

@colosse15 a écrit:
merci antho,
tant mieux qu'aurillac soit devenu la préfécture, car les sanflorains sont assez fiers comme ça!!
lol!
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Antonio
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 14 Avr 2007 - 18:30

@Aurélie a écrit:
@colosse15 a écrit:
merci antho,
tant mieux qu'aurillac soit devenu la préfécture, car les sanflorains sont assez fiers comme ça!!
lol!
pourquoi vous chambrez ? Smile
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Aurélie
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 14 Avr 2007 - 19:58

Anton'iO a écrit:
@Aurélie a écrit:
@colosse15 a écrit:
merci antho,
tant mieux qu'aurillac soit devenu la préfécture, car les sanflorains sont assez fiers comme ça!!
lol!
pourquoi vous chambrez ? Smile

C'est la vérité lol Razz
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Antonio
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 14 Avr 2007 - 20:14

nan mais développe, j'aimerais savoir c'que tu sous-entend...
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liliane gressier
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Sam 14 Avr 2007 - 22:42

Bravo ! Antonio ! tu deviens un vrai pro ! Sais-tu que j'en suis à ma 3 ème émission de radio ? Et toi ? as-tu réussi a décrocher qque chose ? Poutous ! Lil.
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colosse15
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Dim 15 Avr 2007 - 10:53

Anton'iO a écrit:
@Aurélie a écrit:
@colosse15 a écrit:
merci antho,
tant mieux qu'aurillac soit devenu la préfécture, car les sanflorains sont assez fiers comme ça!!
lol!
pourquoi vous chambrez ? Smile
on chambre pas mais pour moi les Santflorains ne sont pas des cantalous, ils ont trop le bocal la bàs, ils font les "beaux"


Dernière édition par le Dim 15 Avr 2007 - 13:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Dim 15 Avr 2007 - 12:25

@liliane gressier a écrit:
Bravo ! Antonio ! tu deviens un vrai pro ! Sais-tu que j'en suis à ma 3 ème émission de radio ? Et toi ? as-tu réussi a décrocher qque chose ? Poutous ! Lil.
bravo à toi ! pour ma part j'ai envoyé mon dossier ce vendredi et je saurai fin mai si je suis pris
croisons les doigts
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mic
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Lun 16 Avr 2007 - 11:39

super ton histoire. J'attend la suite. bravo
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Lun 16 Avr 2007 - 20:11

Idéalement située entre Monts Dore et Monts du Cantal à une altitude de 840 mètres, au cœur du Parc Naturel Régional des Volcans d'Auvergne, Riom-ès-Montagnes est la 5ème ville du département du Cantal avec 2930 habitants.



Riom est-il le marché du gué ou celui du Roi ?

(D’après Jean Chalvignac) Riom est un nom d'origine gauloise. C'est chose entendue. Cependant deux hypothèses sont émises sur sa véritable étymologie. Tout d'abord, Riom viendrait de " Rigomagus ", le marché du Roi. " Magus " signifie en gaulois " marché ". Les Gaulois avaient l'habitude de tenir les marchés à date fixe sur un terrain qui servait de lieu d'échange commercial. Cette coutume s'est perpétrée de l'époque gallo-romaine, au Moyen Age, jusqu'à nos foires d'aujourd'hui. Un déterminant précédait ce " Magus ". Ainsi, Rigomagus, le marché du Roi. Le terme " rex ", roi ou homme riche correspond au " rex, regis " latin, " rigo " gaulois. Ceci est par exemple valable pour Riom dans le Puy-de-Dôme qui était proche de Gergovie, la capitale des Arvernes au Ier siècle avant J.C. et qui était déjà la rivale de Augustonemetum, la ville qui deviendra Clermont-Ferrand. Mais en Haute Auvergne, de quel Roi pouvait-il s'agir ? D'un chef de tribu local, d'un notable riche et puissant ? Il est plus tentant de pencher vers une autre conjecture : Riom proviendrait de " Ritomagus ", le marché du gué. En effet, les Gaulois attribuaient très souvent des noms de lieux en relation avec la topographie naturelle du terrain. " Mediolanum ", " la plaine du milieu " a donné à titre d'exemple, la ville de Milan. Riom-ès-Montagnes est sur les bords de la Véronne à un endroit où la vallée est large, où la rivière, moins profonde, permet de la franchir plus aisément. Ce gué pouvait se situer à l'est, là où se trouve actuellement le pont de l'avenue Fernand Brun qui permet d'aller vers Murat et Apchon. Rappelons nous en effet qu'un gué à cette époque était d'une importance considérable pour les communications. Les Gaulois les utilisaient et ce sont le plus souvent les romains qui ont bâti des ponts. Ces deux hypothèses, de toutes les manières, visent bien à faire penser que Riom, dès le départ, a eu une vocation commerciale, et a été un lieu d'achats et de ventes de produits puisque cela s'inscrit dans son nom. D'autre part, le doublet Riom (Basse Auvergne) et Riom (Haute Auvergne) est intéressant. Pour les distinguer, il y a eu Riom le Beau, et Riom le Chétif ! Riom-Plaine et Riom-ès-Montagnes où " ès " est la contraction de " en les ", comme docteur ès sciences. Ceci démontre par ailleurs la marque du pluriel de " Montagnes ".


L’apparition de l’agriculture et de l’artisanat à Riom-ès-Montagnes.

A l'origine, Riom est donc un marché, un " magus " gaulois à savoir un lieu d'échanges commerciaux à date fixe (voir " Le Pays " n°211). Il est entendu aussi qu'à l'époque gallo-romaine, et peut-être dès le IIe siècle av J.C., d'autres activités ont pu exister sur le site de Riom-ès-Montagnes.

Ainsi, l'agriculture avait toute sa place puisqu'un établissement de production important devait se situer à l'emplacement même de l'actuelle Maison des Services et de la laiterie Besnier.

Entre 1900 et 1905, les terrassements de la gare SNCF ont permis de mettre à jour une quantité considérable de poteries, céramiques, amphores, urnes funéraires, vases à pâte tendre (Guide du Cantal d'Henry Delmont). On trouva aussi deux statuettes, une déesse mère assise pressant deux enfants sur sa poitrine et une Minerve coiffée d'un large chapeau. La déesse mère gallo-romaine représente la fécondité. Elle revêt donc toute sa place dans une villa, au sens latin de " ferme " dont la vocation est essentiellement la production agricole : céréales, élevage de bovins, de chevaux, d'ovins…

La villa en question devait avoir une certaine opulence. La preuve de cette richesse est la découverte d'un élément ornemental, une antéfixe en argile lors de la construction du Frigo de l'Auvergne Laitière dans les années 1920. Une antéfixe est un ornement sculpté ou moulé qui décore le bord d'un toit. Sur celle qui fut trouvée figure un visage humain. Une telle parure signifiait certainement que la maison était richement décorée. L'autre statue, Minerve, déesse des artisans, des travailleurs manuels recevait le culte des potiers ou des charpentiers par exemple.

On a signalé la découverte d'un four de potier sur l'ancien site de la ferme du Couderc qui se trouvait place du Monument à l'emplacement de la station-service actuelle. On peut imaginer à Ritomagus (Riom gaulois) une petite industrie de poterie. Les esclaves de cette époque ne s'attelaient pas qu'au travail des cultures ou de l'élevage, certains s'occupaient de l'entretien des maisons et du matériel. Des forgerons fabriquaient des outils en fer ou des armes telles des sagaies, dagues ou épieux destinées à la chasse. La forêt était bien plus grande qu'aujourd'hui et très riche en gibier de toute sorte. La déesse de la chasse était Diane qui a donné son nom à une localité cantalienne, Dienne.

Tout cela tend à prouver que le magus du début, terrain choisi pour un marché est devenu un vicus, un petit bourg comprenant une population sédentaire. Aux activités commerciales à l'origine du nom " Ritomagus ", le marché du gué, se sont ajoutées des activités agricoles et artisanales. Les environs de Ritomagus ont connu des établissements aux noms d'origines gallo-romaines comme Saussac, Journiac, Rignac… Le suffixe -ac provient de -acum qui signifie la propriété lorsqu'il est accolé à un nom propre. Riniacum est la propriété de Rinius. Des tessons de poterie ont également été trouvés aux Mazets. Gioux porte un nom romain qui vient de Jovis, le Dieu Jupiter. La tradition orale nous dit que l'ancien Riom se situait aux Routisses, à l'ouest, dont les ruines ont inspiré de multiples légendes puisque ce village aurait été incendié par les Sarrasins en 734 et les habitants auraient massacré la troupe Sarrasine dont le sang aurait rougi le ruisseau nommé par la suite " ruisseau des Sarrasins ". Aux Routisses, fut trouvée une pièce en pierre, sorte de coffre protecteur d'une urne cinéraire, pièce qui aujourd'hui forme le bénitier sous le porche de l'église Saint-Georges. Les Gaulois vouaient un culte aux fleuves et aux sources.

A Riom, trois sources paraissent anciennes : celle de la Grande Fontaine, la Fontaine Saint-Georges aux Routisses et la fontaine de l'église. Peut-être y a-t-il eu un temple gaulois auprès de la dernière qui aurait été détruit et remplacé par une église lors de la christianisation de la Haute Auvergne à la fin du IIIe siècle ap J.C..

En conclusion, les divers éléments archéologiques et toponymiques concordent pour dessiner un Riom qui est d'abord un " magus ", lieu de rendez vous aux échanges commerciaux. Cependant, ce marché du gué voit apparaître à proximité de la Véronne, des établissements de production agricole et des activités artisanales. Le plus ancien site riomois connu à ce jour demeure les Routisses où des vestiges du IIème et Ier siècle avant J.C, ont été retrouvés par l'archéologue Marius Vazeilles vers 1930 dans les restes de cases gauloises du bois de Laqueuille que traverse l'actuelle route de Rignac.

>> Envie de faire un tour à Riom ? Voici quelques unes des "attractions".



Arrow Scénoparc iO
Arrow L’Espace AVÈZE - Maison de la Gentiane
Arrow La laiterie Valmont : film vidéo sur la fabrication du fromage en laiterie.
Arrow L’Eglise romane Saint Georges du XIIe siècle (chapiteaux du choeur classés MH (monument historique)
Arrow Sentiers botaniques et randonnée familiale.
Arrow Lacs de Roussillou, des Bondes, de Majonenc
Arrow Site de Montautel, Orgues de Châteauneuf
Arrow Train touristique le Gentiane Express : départ en gare de Riom.
Arrow Le barrage de Journiac se trouve en partie sur la commune, sur la Petite Rhue à la limite avec Saint-Amandin.


Dernière édition par Anton'iO le Mar 24 Juin 2008 - 19:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mar 17 Avr 2007 - 8:55

merci, c'est vraiment super d'avoir l'histoire de la ville de ces ancêtres
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mar 17 Avr 2007 - 12:08

si ça vous intéresse j'ai deux autres articles en ce qui concerne la belle cité de riom es montagnes
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mar 17 Avr 2007 - 14:43

ENCORE!!!!!
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mar 17 Avr 2007 - 18:58

Wink pas de problème
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mar 17 Avr 2007 - 19:00

on a hate de voir la suite.
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mar 17 Avr 2007 - 19:03

de 1930 à 1940... Fernand Brun marque l'histoire Riomoise

Lors des élections municipales de mai 1935, Fernand Brun, déjà très affaibli par la maladie, livre son dernier combat politique. Il fait alors une liste d’union et de conciliation avec celui qui fut longtemps son principal adversaire politique, Marc Fonteilles. Face à lui, la liste socialo-communiste conduite par P. Trin qui fut de nombreuses années son premier adjoint. Alors âgé de 67 ans, dont 40 ans de vie politique, Fernand Brun est fatigué de lutter et n’aspire plus qu’au repos «Je veux la paix pour ma commune, la paix pour mon pays, et au risque d’être taxé de cléricalisme ou même de gâtisme, j’ai adopté pour devise ce verset liturgique: "Paix aux hommes de bonnes volontés"», déclare-t-il lors de sa campagne électorale. Le 1er tour est un triomphe pour sa liste. Tous ses candidats sont élus, sauf Léon Chappe qui se désiste au deuxième tour au profit du Docteur Georges Delteil. Au conseil municipal qui suit ces élections, M. Ménardie, directeur de l’usine de diatomites, est nommé premier adjoint, et M. Antoine Tible, second adjoint. Lors de cette séance, Fernand Brun proclame : «Aussi bien dans nos modestes fonctions que dans les hautes sphères du pouvoir, un mandat public réserve toujours à celui qui l’accepte au moins autant de déceptions et d’amertume que de gratitude et de considération.»

Puis la santé de Fernand Brun s’aggrave. Il ressent des douleurs très violentes dans la région lombaire. Après 3 ans de maladie, le vieux lion rend l’âme le 12 octobre 1936. Des obsèques grandioses sont organisées. De nombreux élus et personnalités participent à cette manifestation. Dans le salon de sa résidence transformée en chapelle ardente, la foule ne cesse de défiler toute la matinée autour de son cercueil. De nombreux discours relatent sa brillante carrière.

Né en 1867 à Riom-ès-Montagnes, Fernand Brun est élu pour la première fois maire en 1898, il occupera cette fonction sans interruption pendant 38 ans, en même temps que député de l’arrondissement. Parlementaire, le Riomois est membre de grandes commissions, tout particulièrement la commission de législation civile et criminelle, dont il a été longtemps vice-président. Fernand Brun a collaboré à l’étude et à la rédaction de nombreuses lois et se fait souvent alors l’avocat des classes moyennes. Siègeant au Palais Bourbon sous l’étiquette du parti radical-socialiste, il rejette les extrêmes et combat aussi bien ses amis socialistes qui s’allient au Parti Communiste qu’aux partisans de la droite extrême. Avec des députés radicaux, Fernand Brun tenta de monter une force centriste. Mais ce mouvement échouera, ce qui le conduira à renoncer à la députation. Le Riomois est élu pour la première fois conseiller général en 1901. À l’Hôtel du Département, il contribue efficacement à l’électrification en milieu rural , à l’amélioration du réseau routier sur notre région, à la mise en place des services d’autobus et au développement du tourisme. Sa carrière d’avocat s’est surtout déroulée à Paris, il était notamment l’avocat-conseil de la corporation des laitiers nourrisseurs et de celle des marchands de métaux. Fernand Brun a été pendant près de 40 ans l’animateur et le directeur politique du Réveil du Cantal. L’un des ses plus proches collaborateurs dans ce journal, Justin Bourgeade, nous décrit ainsi sa forte personnalité : «Il n’est pas exagéré de dire qu’il personnifiait la cordialité dans sa forme la plus attrayante. Son abord était si avenant qu’il mettait tout de suite en confiance le plus humble de ses interlocuteurs ; et sa parole harmonieuse et limpide qui coulait de source comme les ruisseaux de chez nous, achevait de créer autour de lui une atmosphère de sympathie. Il possédait au suprême degré la science de l’éloquence et celle, plus subtile, de la causerie. Sa bonne humeur était communicative et sa verve étincelante, qui se manifestait en toute occasion, achevait de lui conférer le don d’entraîneur d’hommes. Doué d’une santé florissante et d’un appétit robuste, débordant de vitalité, il faisait largement honneur à la bonne chère et aux bons vins du terroir français. Excellent convive et meilleur amphitryon encore, il avançait dans la vie avec cette tranquille assurance que donne un parfait équilibre physique et intellectuel… Sa sollicitude embrassait tout ensemble les citadins et les ruraux dont il connaissait admirablement les besoins et les aspirations. Il aimait à se mêler aux paysans dans les foires, à serrer leurs mains calleuses, à se documenter sur leurs préoccupations. Il appréciait hautement l’honneur d’être à leur tête comme Président du Comice agricole et nul plus que lui, ne connaissait les ressources agricoles et le réseau routier qu’il avait projeté d’achever d’un coup au moyen d’un vaste emprunt…»
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mar 17 Avr 2007 - 19:15

et comme vous avez été sages, je vous propose un autre article qui vous passionera sans doute plus ! il s'agit d'un bref résumé historique des villes d'Aurillac, St Flour, Mauriac et Murat, 5ème ville du département.

Aurillac
L'existence d'Aurillac (Aureliacum), dont l'origine paraît remonter à l'époque gallo-romaine, n'est positivement connue qu'à partir de 856, année de la naissance de saint Géraud, patron actuel de la ville. Saint Géraud reçut le jour dans le château même d'Aurillac, dont son père était seigneur. En 898, il fonda dans sa patrie l'abbaye qui plus tard porta son nom, et d'où sortit l'illustre Gerbert, premier pape français élevé sur la chaire de saint Pierre. En 1095, Urbain II, au retour de Clermont, consacra l'église du monastère ; Calixte II honora aussi Aurillac d'un séjour d'une semaine. Au treizième siècle s'organisèrent les coutumes municipales, malgré l'opposition des abbés, dont les consuls triomphèrent par la prise du château de Saint-Étienne (1255).

Pendant les guerres des quatorzième et quinzième siècles, Aurillac soutint plusieurs sièges contre les Anglais ; au seizième siècle, elle eut beaucoup à souffrir des guerres civiles et religieuses ; en 1569, elle fut livrée par trahison aux protestants et horriblement saccagée. Aurillac fut, avant la Révolution, le siège d'un présidial et d'une élection, avec le titre de capitale de la Haute-Auvergne. Outre son abbaye, elle possédait un couvent de cordeliers, et un couvent de carmes, ruiné en 1569.

Mauriac
Bien que, suivant certains auteurs, l'empereur Gratien eût un palais à Mauriac, et malgré la découverte de quelques antiquités gallo-romaines dans la ville ou dans les hameaux voisins, les premiers documents relatifs à cette cité ne remontent pas au delà du commencement du sixième siècle. A cette époque, un seigneur gaulois, Basolus, la défendit contre les Francs. Elle avait alors une certaine importance, puisque des monétaires y frappaient des monnaies d'or. Théodéchilde, petite-fille de Clovis, vint, dit-on, habiter cette ville et y fit élever, à Notre-Dame des Miracles, une chapelle à laquelle elle joignit plus tard un monastère, rebâti en 820 pour une communauté de bénédictins.

L'histoire de Mauriac offre peu de faits dignes d'une mention : la translation dans le monastère des reliques de saint Mary en 1050; la reconstruction de l'église de Notre-Dame-des-Miracles au commencement du quatorzième siècle, et la prise de la ville par les Anglais, aux ordres de Robert Knolles (1357), puis par les protestants d'Henri de Bourbon, vicomte de Lavedan, en 1574. Ces derniers, mettant tout à feu et à sang, renversèrent les églises, les couvents et les murailles de la ville.

Saint-Flour
Au onzième siècle, Saint-Flour n'était qu'un pauvre village bâti sur le mont Indiciat (indicare). II possédait un oratoire dans lequel avait été enterré saint Florus, mort en 370, après avoir prêché l'Evangile dans la contrée. Vers l'an 1002, il se fonda en ce lieu une abbaye affiliée à Cluny. Bientôt la montagne se couvrit de nouvelles habitations; mais Saint-Flour n'acquit une véritable importance que dans le quatorzième siècle. Erigée à cette époque en cité épiscopale, elle s'entoura de murailles et devint, par sa position inexpugnable, la clef de la Haute-Auvergne. Dotée d'une charte communale par Charles V (1372), visitée par Charles VIl (1437), protégée par François ler, qui y établit un bailliage (1523), elle résista aux protestants en 1578, et fut ravagée par la peste en 1627. Aujourd'hui la ville de Saint-Flour, restée siège épiscopal, est devenue chef-lieu judiciaire.

[Rappel] Le 22 février 1790 fut constitué le département du Haut-pays d'Auvergne. Invité à choisir son nom quelques jours plus tard, il prit celui du sommet le plus élevé de ses montagnes et devint le Cantal.
Aurillac et Saint-Flour se disputèrent l'honneur d'en être la capitale, mais il fut décidé que ces villes d'égale importance en seraient tour à tour le chef-lieu pendant 2 ans. Après un passage à Saint-Flour, les assemblées administratives s'établirent en fait à Aurillac et un décret de 1794 mit fin à l'"Alternat ". Aurillac devient plus tard le siège de la préfecture et Saint-Flour se vit attribuer le siège de l'évêché.


Murat
Murat, dont l'origine est inconnue, grandit peu à peu sous la protection d'un château-tort, qui occupait le sommet du rocher de Bonnevie et que sa position rendait presque imprenable. De ce château, démoli par ordre de Richelieu, en 1633, il ne reste plus de vestiges. Pris par les Armagnacs, en 1414, après un siège de huit mois, rasé par Louis XI, qui donna la vicomté à J. du Mas, confisqué plus tard sur le connétable de Bourbon, Murat fut réuni à la couronne en 1532, après la mort de Louise de Savoie.
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mar 17 Avr 2007 - 19:18

magnifique reportages. merci
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Antonio
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mar 17 Avr 2007 - 19:21

de rien Wink
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mar 17 Avr 2007 - 20:46

Trés belle histoire mon grand cheers
Merci beaucoup cheers
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Antonio
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MessageSujet: Re: Histoire(s) du Cantal   Mer 18 Avr 2007 - 14:11

il y a sur ce site un long article très intéressant
http://www.souquieres.org/histoire/1901.html
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