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| | Villes et villages de charme du Cantal | |
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| Auteur | Message |
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Antonio cantal vieux


 Nombre de messages: 12828 Age: 23 Localisation: Nantes (44), Riom-ès-Montagnes Date d'inscription: 30/01/2007
 | Sujet: Villes et villages de charme du Cantal Jeu 20 Aoû 2009 - 12:12 | |
| Partons à la découverte des plus beaux villages et des villes incontournables du Cantal.
Au programme
Page 1
Apchon Carlat Chaudes-Aigues Cheylade Fontanges Laroquebrou Niervèze de Thiézac Pleaux Riom-ès-Montagnes Saint-Martin-Valmeroux Saint-Urcize Tournemire
Page 2
Aurillac Marcolès Mauriac Maurs-la-Jolie Montsalvy Murat Saint-Flour Salers Vic-sur-Cère _______________________ 
Dernière édition par Antonio le Mer 16 Fév 2011 - 11:56, édité 26 fois |
|  | | Antonio cantal vieux


 Nombre de messages: 12828 Age: 23 Localisation: Nantes (44), Riom-ès-Montagnes Date d'inscription: 30/01/2007
 | Sujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal Lun 31 Aoû 2009 - 13:04 | |
| Riom-ès-Montagnes Capitale de la gentianeRiom-ès-Montagnes se situe dans le nord-ouest du Cantal et est arrosée par la Véronne, affluent de la Rhue. Sa création remonte à l'époque gallo-romaine ancienne comme en témoigne le nom même de la ville, du gaulois "rigomagos" signifiant le marché du roi. Si Riom vit essentiellement de l’agroalimentaire, de l’industrie laitière et de ses services de santé (cliniques spécialisées), elle est également réputée pour son exploitation minière. La Ceca, filiale d'Arkema, possède un site de production spécialisé en diatomite. La société des diatomites a été créée en 1923. En 1949, nouvel essor de cette usine avec son rachat par la CECA (70 % de la production part à l'étranger, 1er rang européen et 2e rang mondial). Patrimoine bâti, gastronomique, naturel… Abritant les locaux de la Communauté de communes du Pays Gentiane, Riom-ès-Montagnes est à juste titre la capitale de cette fleur emblématique poussant au delà de 1000 m d'altitude, sur les hauteurs du territoire. La gentiane a inspiré Emile Refouvelet, qui en 1921 créa une liqueur à base de racine de gentianes fraîches baptisée « Auvergne Gentiane » qui prendra en 1962 le nom d’« Avèze ». Un espace muséographique et de dégustation-vente, l'Espace Avèze-Maison de la Gentiane, situé à côté du lieu de fabrication, attire chaque année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. La ville de Riom-ès-Montagnes possède de nombreux atouts touristiques. Tout d'abord, son architecture civile si caractéristique de la Haute-Auvergne lui a valu d'être classée parmi les " plus beaux détours de France". Le plus beau bijou de ce patrimoine bâti est sans nul doute l'église Saint-Georges, édifice roman bâti du XIe au XVe siècle dont les chapiteaux du chœur sont classés Monument Historique depuis 1924. Mais à quelques minutes du centre-ville, d'autres sites valent le détour, à commencer par les habitations préhistoriques de Châteauneuf, ainsi que le viaduc de Barajol, magnifique ouvrage d'art aujourd'hui emprunté par le Gentiane Express (voir par ailleurs), inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques et second plus haut viaduc maçonné d'Europe. Imposants viaducs, panoramas exceptionnels sur le Sancy, le Cézallier et les Monts du Cantal : le Gentiane Express vaut le détour et ce ne sont pas ses passagers qui diront le contraire : en 2008, 9 500 voyageurs ont emprunté ce train touristique reliant Bort-les-Orgues (Corrèze) et Riom-ès-Montagnes à Lugarde. Sa particularité est qu’il ne suit pas les vallées mais les traverse. Le dénivelé est assez important comme en témoigne l’altitude de Bort (404 m) et de Riom (840 m). Mais plus qu'un produit touristique, c'est aujourd'hui un vecteur de promotion de la région à travers toute la France, puisque le plus ancien autorail, qui date de 1951, est utilisé sur des opérations ponctuelles (Marseille, Toulouse...). Autre curiosité, la laiterie Pont de la Pierre, près de la gare. Un film vidéo sur la fabrication du fromage en laiterie est présenté lors des visites organisées. La première laiterie est ouverte en 1900 par Charles Séroude et de 1949 à 1958, La vache qui rit y sera fabriquée. Actuellement cette usine regroupe environ 1000 agriculteurs au sein de l'UCFC (Union des Coopératives Fromagères du Cantal). Les 50 employés s'occupent d'affinage et de commercialisation. Au pays de Riom, une journée de randonnée s’impose. Et les sentiers ne manquent pas. Les lacs de Roussillou, des Bondes et de Majonenc sont idéals pour digérer le copieux repas du midi ! Dans un environnement préservé, vous profiterez du calme, mais aussi de la faune et de la flore si particulière de ces écosystèmes. En plein cœur de la ville, « l’Axe Vert » longe la Véronne. Plus au sud, sur le plateau de Trizac, la cascade de la Ribeyrette, sur la rivière le Cheylat (affluent de la Sumène), vous impressionnera par sa hauteur et son cadre très étroit. C’est le début des estives. Mais si vous préférez la vraie randonnée, suivez le sentier de l’étang de Majonenc qui vous ammènera à la découverte du lac du même nom, ainsi que du château Saint-Angeau, des Orgues et des cases de Chateauneuf, du dolmen de La Cousty. Une vue imprenable sur Riom-ès-Montagnes s’offrira à vous ! Terre de fêteTout au long de l’année, la Communauté de communes et l'Office culturel du Pays Gentiane organisent plusieurs rendez-vous culturels (concerts, théâtre, danse, expositions...). Puis aux beaux jours, plusieurs grandes manifestations viennent animer la cité riomoise sous l'impulsion d'associations comme l'OMAF, Festi'Bleu, Autour de la gentiane... En mai, la Fête de l'Axe Vert est l'occasion pour les habitants de se retrouver le long de la Véronne le temps d'un repas et de diverses animations. En juin, la Fête patronale est surtout l'occasion pour les plus jeunes de profiter des installations foraines. En juillet, la Fête de la gentiane met la plante emblématique du territoire à l'honneur grâce à de nombreux stands et une palette d'animations (défilé, spectacle son et lumière, concert...) en ville et sur les plateaux. Puis en août, la traditionnelle Fête de la Rosière et de la jeunesse, le week-end du 15 août, élit la jeune fille "la plus méritante" mais n’appelez pas cela « Miss Riom » ! Enfin, le plus grand rendez-vous de l’année se tient lors de l’avant-dernier week-end août : la Fête du Bleu d'Auvergne célèbre les fromages AOC et la gastronomie locale… toujours un succès ! A voir à proximité de Riom : Cheylade, Menet, Apchon _______________________ 
Dernière édition par Antonio le Mer 16 Fév 2011 - 18:33, édité 1 fois |
|  | | Antonio cantal vieux


 Nombre de messages: 12828 Age: 23 Localisation: Nantes (44), Riom-ès-Montagnes Date d'inscription: 30/01/2007
 | Sujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal Jeu 3 Sep 2009 - 13:35 | |
| Petit complément d'information qui va ravir les fans de la fleur emblématique du pays de Riom-ès-Montagnes. La Fête de la Gentiane fera son retour, début juillet 2010 (les 10 et 11 juillet pour être précis). La plante sera mise à l'honneur, tout comme l'ensemble des communes de la communauté de communes du Pays Gentiane. A cette occasion, des animations seront mises en place (groupes musicaux, défilés, repas, ateliers cuisine, arrachage de gentiane...) pour faire découvrir cette plante dans tous ses états. _______________________  |
|  | | mic Admin


 Nombre de messages: 9809 Age: 25 Localisation: Bergerac (24), Allanche Date d'inscription: 28/08/2006
 | Sujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal Lun 21 Sep 2009 - 11:01 | |
| Chaudes AiguesVille thermale Chaudes Aigues se situe dans le Sud Est du département en plein cœur de l’Aubrac à 750 mètres d’altitude. La commune est traversée par un cours d’eau : le Remontalou. Ses habitants sont appelés les Caldaguès, ce qui, en latin, veut dire « eaux chaudes », d'où le toponyme Chaudes-Aigues. Chaudes Aigues est connu pour les sources d’eaux chaudes qui jaillissent dont la plus célèbre la source du Par qui atteint 82 degré. Ces eaux sont utilisées tout au long de l'année. Si les eaux de Chaudes-Aigues sont employées à divers usage (le chauffage des maisons par exemple), la principale utilisation reste le traitement des rhumatismes sous toutes ses formes : arthroses, sciatiques...  La ville propose également un circuit découverte pour mieux connaitre le patrimoine. La source du Par Le Lavoir à eau chaude Eglise St Martin : église paroissiale de style gothique du XVème siècle. Elle a été restauré en 1974.  Le musée Géothermia (à coté de la source du Par)  A voir aussi le village de St Urcize qui se situe à une vingtaine de minutes. Les toitures de lauzes et d'ardoises servent d'écrin à une remarquable église romane du XIIeme siècle, intègrant un déambulatoire et un clocher à peigne qui domine la cité. Le village possède quelques pistes pour le ski alpins et de fonds.  A St Rémy, durant les pèriodes estivales, Canoë-Kayak, baignade, pique-nique et promenade en calèche sont des activités courantes. De plus, le village a une agriculture orientée vers l'élevage de la race Aubrac, pure souche.  On peut aussi découvrir le barrage de Grandval qui a été mis en service au début 1960. La truyère source : chaudesaigues.com, wikipédia, villagedefrance |
|  | | Antonio cantal vieux


 Nombre de messages: 12828 Age: 23 Localisation: Nantes (44), Riom-ès-Montagnes Date d'inscription: 30/01/2007
 | Sujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal Mar 6 Oct 2009 - 19:58 | |
| Carlat Au pied du rocher...Carlat a donné son nom au pays du Carladès qui s'étend sur le sud du Cantal et le nord de l'Aveyron. Elle fut la capitale militaire du territoire, alors que Vic-en-Carladez (Vic-sur-Cère) s'adjugea le titre de capitale judiciaire. Autrefois s'élevait sur le célèbre rocher de Carlat un château (VIIIe siècle) dont la position sur toute la vallée était imprenable, et que le roi Henri IV fit raser en 1604. démolition commença pierre à pierre le 22 décembre 1603 avec une équipe de quarante maçons et se termina le 12 mai 1604. Rien ne fut épargné : les forts, l'église, l'hôtel des commandeurs, le palais Bridoré, tout fut précipité de la cime du roc dans les abimes qui l'entourent. L'écroulement de la forteresse symbolisa la victoire de la monarchie sur la noblesse indisciplinée. C'était la plus importante des forteresses de la Haute-Auvergne. Elle avait des dimensions colossales : 2,5 ha de superficie, perchée à 840 mètres d'altitude sur une table de basalte de 25 mètres de haut et de 380 mètres de large (sans compter les remparts) surplombant toute la vallée de l'Embène 250 métres plus bas. Avec la Révolution française, la vicomté fut confisqué et ses possessions vendues comme biens nationaux. À la fin du XIXe siècle, le rocher de Carlat fut alors racheté par la Société de la Haute-Auvergne afin de le rétrocéder à Albert Ier de Monaco. Le rocher de Carlat était un fragment plat d'une vieille coulée de lave. Le vaste plateau basaltique sur lequel le château était assis, à l'entrée méridionale de l'Auvergne, le défendait contre toute invasion.  Maquette de la forteresse de Carlat réalisée en 1989  Carlat au XIXe siècle Aujourd'hui, un escalier taillé dans la pierre nous permet d'accéder à ce rocher où nous pouvons encore deviner les traces des fondations et quelques vestiges du château. Au pied de l'ancienne forteresse, dans l'église Saint-Avit édifiée à l'initiative d'Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, régente et dame de Carlat, nous pouvons admirer le retable du maître autel et un vieux panneau de bois daté de 1604 qui commémore le rasement du château. Le prince Albert II de Monaco possède toujours le site historique et touristique du rocher de Carlat.  En avril 2010, Carlat sera officiellement jumelé avec le village de Bruni (Vallarsa), en Italie. http://pagesperso-orange.fr/carlat.fr _______________________ 
Dernière édition par Antonio le Mer 7 Oct 2009 - 12:26, édité 3 fois |
|  | | Antonio cantal vieux


 Nombre de messages: 12828 Age: 23 Localisation: Nantes (44), Riom-ès-Montagnes Date d'inscription: 30/01/2007
 | Sujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal Ven 27 Nov 2009 - 23:17 | |
| Niervèze, village authentique du XIXe siècleNiervèze, ou Neyrevèze en occitan, est un village du Cantal situé à 1050 mètres d'altitude sur la rive gauche de la Cère entre Thiézac et St. Jacques des Blats. Il domine la vallée avec au nord le Puy Griou ; au dessus du village, en direction du Puy Gros, c'est le domaine des estives et de la forêt. Ce village est un modèle d'architecture traditionnelle des monts du Cantal et il mérite un détour. Les maisons autrefois couvertes en chaume de paille de seigle, dont deux ont retrouvé leur couverture d'origine,sont construites autour d'un point central "le couderc", lieu de passage incontournable des habitants et des animaux, toujours très animé. C'est là que se situent le four à pain qui a fonctionné jusqu'à la seconde guerre mondiale, la fontaine, l'abreuvoir, le métier à ferrer... On distingue différents types de constructions :  Le bâtiment d'un seul bloc qui renferme l'habitation, l'étable et la grange, C'est le cas de la chaumière de Granier qui a été restaurée grâce à l'acharnement des habitants du village et qui se visite en été.  L'habitation et la grange étable séparées.  L'habitation éloignée de la grange étable.  La barriade constituée par plusieurs habitations accolées.  Chaque bâtiment porte un nom : aquo de Martin - aquo de Couire - la Coqueta - la Quérona - la Peschauda... Il existait 5 moulins sur le ruisseau de Niervèze où l'on portait le seigle et le sarrasin. Les champs sont devenus des prairies et il ne reste plus qu'un seul moulin. Celui-ci date du XVIIIe siècle et a été rénové de 2000 à 2005. A l'image du four du hameau, il est couvert en grosses lauzes de phonolite. Il fonctionne tous les jeudis après midi en juillet at août, et également pour les groupes, sur réservation. La vie était rude à Niervèze, surtout lors des longs hivers enneigés. Descendre à Thiézac avec les chars à vaches et les convois d'ânes transportant lait, fromage, grain, était une véritable expédition avant la construction de la route actuelle. En 2003, il n'y avait plus que neuf habitants à demeure, mais le village revit en été avec les touristes et les randonneurs qui apprécient la beauté du lieu et des paysages alentours. Niervèze est un point de passage de l'étape St Jacques des Blats - Vic sur Cère des Chemins de St Jacques de Compostelle. Une randonnée balisée au départ de Niervèze, de Lagoutte ou de Lafont, traversant le Chaos de Casteltinet, offre de très belles vues sur la haute vallée de la Cère. A ne pas manquer également, l'ascension du Puy Gros et du Puy de la Chèvre. >> Voir plus de photos de Niervèze _______________________  |
|  | | Antonio cantal vieux


 Nombre de messages: 12828 Age: 23 Localisation: Nantes (44), Riom-ès-Montagnes Date d'inscription: 30/01/2007
 | Sujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal Mer 2 Déc 2009 - 19:54 | |
| LaroquebrouVieille cité moyennageuse, située aux portes du midi, Laroquebrou a conservé de pittoresques maisons à encorbellement. Admirablement située à l'entrée des gorges de la Cère et à l'ouest du Cantal, c'est le paradis des pêcheurs à la mouche... Le village a longtemps été un centre actif de poterie, tannerie et cordonnerie. Il s’étire le long de la Cère à l’entrée des gorges qu’enjambe un pont du XIIIe siècle. Sur la rive droite, l’ancien bourg est dominé par les ruines de son château médiéval. Par de petites ruelles bordées de maisons pittoresques, on atteindra ce château qui trône sur la vallée et se mire dans la rivière.   Le château de Laroque ou du Montal (XIIIe-XIVe siècles), plus communément appelé chateau de Laroquebrou, au nord de la ville, domine la ville de Laroquebrou du haut de son rocher. Il était très fortifié et ses murs étaient crénelés. Amaury de Montal disait aux habitants de la ville "que son château était moult beau, et qu'il fallait se garder de le laisser prendre car il ne serait pas facile de le reprendre sur les ennemis..." Les tours rondes, au nombre de quatre, étaient crénelées. L'une d'elles enfermait l'escalier. Une cinquième tour, aujourd'hui très en ruine tenait à un mur très élevé, mais était séparée des autres constructions.. Une poterne était défendue par un fossé. Elle était surmontée par un mâchicoulis. Sous la terrasse existait un souterrain servant, en temps de siège à communiquer avec la ville. La ville de La Roquebrou éprouva des désastres dans les guerres civiles. Dès 1562, M. de Brezons, gouverneur d'Aurillac, fit mettre une garnison dans le château. Les compagnies anglaises ayant été expulsées des environs de Murat, tournèrent Aurillac, surprirent La Roquebrou et s'en emparèrent; mais le château résista. Après la prise de Mauriac, en 1574, le gouverneur du haut pays d'auvergne reçut la mission spéciale de reprendre La Roquebrou. Il y fit alors placer une garnison de 60 hommes de pied, commandée par le capitaine Morel, et de 20 cavaliers sous le commandemenat du sieur de Miramont. A l'époque de la révolution, les archives des seigneurs de La Roquebrou furent brûlées au pied de l'arbre de la liberté, ainsi qu'un tableau généalogique de 2.60 X 1.35 m. Exposition au château en période estivale (juillet / août) de 14h30 à 18h30 Visite commentée de la cité médiévale le mercredi en juillet / août. Tarif : 2 €. Hors saison sur réservation au : 04 71 46 94 82 L'Eglise Saint-Martin, classée Monument Historique, fut construite à la fin du 14e siècle, se composant d'une nef de quatre travées avec chapelles au nord et au sud, d'un choeur et d'une abside polygonale. Le petit clocher barlong a été abaissé au cours des guerres de Religion. >> En savoir plus sur le patrimoine bâti de la commune L’hôtel de ville, la Vierge, le pont sur la Cère qui fait face à l’imposante église de style gothique, les rues Damont, Négrerieu, des Tanneurs, Sabathier, de la Frugière, de la Barrière… témoignent des métiers anciens du village (cordonniers, tisserands, tanneurs...) La commune accueille, chaque mois d'août, le festival international de Boogie-woogie, attirant des chanteurs et danseurs de renommée internationale. Mais aussi la Foire du livre, au mois de novembre, au sein du Chateau de Laroquebrou, qui sert également de cadre aux fêtes médiévales. Laroquebrou est la terre natale de Jacques Faizant, le célèbre dessinateur décédé en 2006 à Suresnes. _______________________  |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: ujourdh'ui Ven 4 Déc 2009 - 20:55 | |
| Salutatousse...je me lance, c'est un truc qui va mettre du temps, je vais pas mettre tout d'un seul coup...faudrat faire avec ...... capito !.... Toutes les photos sont de moi, même pas protégées, donc tout le monde peut se servir, suffit de le dire...merci.
APCHON Haut et Clair Amblard comptor d 'APCHON, Seigneur d 'Aubière en l'an 1000 «Tout homme a un roi et un pendu dans sa généalogie...» Voici l'histoire d'un ancêtre d'Isabeau d'Aubière, et de sa famille, qui n'était pas loin d'être roi et qui aurait mérité d'étre pendu. Amblard comptor Amblard comptor (1), fut le premier seigneur d'Aubière dont l'histoire a retenu le nom. Il vivait en 998 ; il était seigneur d'Indiciat, de Murol, d'Ussel, d'Aubière et de Ravel. Il était aussi baron d'Apchon et d'Hauteclair. Apchon, un village situé à quelques kilomètres au sud de Riom ès Montagne, était le berceau de sa famille. Hauteclair, dont le nom rappelait la devise des comptors d'Apchon, " Haute et claire ", n'était autre que la butte de Nonette, près d'Issoire. Mais, lisons M. DERIBIER DU CHATELET (2) : "(...) Les seigneurs d'Apchon disputèrent longtemps à ceux de Pierrefont, de Mercoeur, de Carlat, de Murat et à ceux d'Alleuze, qui étaient les évêques de Clermont, le titre de « premier baron de la Haute Auvergne ». Déjà dans les états assemblés à Aurillac, en 1207, sous Philippe Auguste, lors de la guerre contre les Albigeois, les barons et comptors d'Apchon furent appelés les premiers, après néanmoins ceux de Pierrefort, ou presque simultanément. Dans le conseil secret, tenu en 1369 à Nonette, sous le duc Jean de Berry, il fut décidé que le baron de Pierrefort serait appelé le premier, puis celui d'Apchon. Il fut permis au baron d'Apchon d'élire un bailli portant l'épée et la javeline, de nommer châtelains et lieutenants pouvant contraindre ceux qui tenaient fiefs de leur rendre foi et hommage, saisir les terres de ceux qui s'y refuseraient, porter le titre de Chevalier du roi, etc... Le plus ancien membre connu de la famille d'Apchon, est Amblard Ier, comptor, seigneur d'Indiciat, de Murol, du Chambon, d'Ussel, d'Aubière et de Ravel. Il vivait en 998. Lorsqu'Amblard de Brezons fonda le monastère de Saint-Flour il dut recourir à la participation du seigneur d'Indiciat et du territoire attenant à celui de Saint-Flour, que donnait le seigneur de Brezons. Amblard d'Apchon n'accorda pas sans difficulté son consentement, puis peu de temps après il le retira, mais un événement tragique lui fit rendre plus tard ses premières concessions. Pour l'amour d'une nonne...Le baron d'Hauteclair et d'Apchon, car il possédait l'une et l'autre seigneurie, ayant abusé d'une nonne qu'il avait enlevée de force, fut poursuivi pour ce crime. Le roi ordonna la confiscation de sa terre d'Hauteclair et du château, qui porta depuis le nom de Nonette (3). Il fut donné à son parent, Guillaume BRUNET, chevalier. Amblard voyait avec déplaisir celui-ci jouir d'une terre qui lui avait été ravie ; mais il cacha son ressentiment et attendit le moment de se venger. Le pardon du PapeUn jour, s'étant trouvé au château pour un banquet de noces, il chercha querelle à Brunet, et, l'ayant attiré dehors, il le tua le soir même ; mais bientôt, reconnaissant son crime, il s'en repentit et voulut s'en faire relever. Begon, évêque de Clermont, ne voulut pas l'absoudre et défendit la célébration de l'office divin dans toutes ses terres. Amblard se rendit à Rome, où le trône pontifical était occupé par le pape Sylvestre II, le grand Gerbert (4), qui, à la prière de l'abbé Odillon de Cluny (5), lui donna l'absolution, mais il exigea pour condition qu'il donnerait sa terre aux moines de Cluny, déjà possesseurs d'une petite église de Saint Flour, et qu'il fonderait un nouveau monastère, ce qu'il fit moyennant une indemnité de 200 sols du Puy, qu'Amblard de Brezons lui remit. La donation fut acceptée par Saint Odillon. L'église de Saint-Hippolyte, près d'Apchon, fut aussi donnée, à la condition d'en laisser jouir le recteur titulaire, jusqu'à sa mort. Le fils d'Amblard fut Armand Ier, comptor, qui vivait en 1009. En 1015, il donna, conjointement avec sa femme Haliande et son frère Astorg, l'église de Gourdièges au monastère de Saint-Flour. Il vendit celle d'Oradour aux coseigneurs de ce nom, et laissa pour enfants, Bertrand, qui suit, et Amblard dit de Beaucoire ou Bécoire près de Bredon, qui assista, en l095, à la visite de l'église de ce lieu par le pape Urbain II. Bertrand Ier, comptor d'ApchonBertrand Ier, comptor d'Apchon, avait épousé Hermangarde, que l'on croit être de la maison de Roche d'Agoux, et qui fit transporter, vers l'an 1050, les reliques de Saint Mary à Mauriac. La source de Saint MaryLe château d'Apchon figure à ce sujet: la tradition rapporte que, lors de la translation de ces reliques, les conducteurs s'arrêtèrent chez le seigneur d'Apchon, pour se reposer. Le mulet chargé du précieux fardeau ayant frappé du pied le rocher pendant cette halte, une source jaillit et donna au château l'eau qui lui avait manqué jusqu'à ce jour. Le seigneur, par reconnaissance envers Saint Mary, fonda, en son honneur, une messe d'une livre tournois, si elle se disait hors du château... Bertrand vivait encore en 1074. Bertrand II comptor d'ApchonBertrand II, comptor d'Apchon, fut seigneur du Falgoux Saint Vincent etc... ll vivait en 1180. Ses oncles, Bertrand et Ebles possédaient l'un, Murol le Chambon, et l'autre, Ussel et Aubière. Guillaume Ier, fils de BertrandGuillaume Ier, fils de Bertrand, fut comptor d'Apchon, seigneur de Chalinargues. Son frère, Etienne, eut du roi Philippe Auguste, en 1110 (1210 ?), après la conquête de l'Auvergne sur le comte Guy, ...les terres de Combronde et de Teilhède. Etienne étant mort sans enfants, ces terres revinrent au fils aîné de son frère. Guillaume Ier fit son hommage pour Chalinargues à l'évêque de Clermont. En 1250, autre Guillaume, comptor, rendit également, par dévotion, hommage à l'évêque du même diocèse, pour sa terre d'Apchon... Guillaume IV, comptor d'ApchonGuillaume IV, comptor d'Apchon, seigneur de Vaulmiers, de Saint Vincent, etc... épousa en 1276, Flandrine de l'Ecole ; il n'eut qu'une fille, Isabeau d'Apchon, qui fut mariée au seigneur de l'Ecole, son cousin germain. En 1288, un second mariage l'unit à Mahaut Dauphine, fille de Robert Dauphin et de Mahaut d'Auvergne, et soeur de Robert, comte de Clermont. il recut, en 1295, en présence de N. Géraud de Neyrestange, la reconnaissance des habitants du Falgoux... Mahaut lui avait apporté en dot les château et terre de Plauzat, dont il jouissait en 1315. En 1298, Guillaume, ainsi qu'Etienne et Guy, comptors, ses frères, chevaliers, assistèrent au contrat de mariage de Dauphine, fille de Béatrix d'Olliergues et du baron de Latour, avec Guy de La Roche. Guillaume avait un frère, nommé Etienne, auquel il donna la terre de Combronde. Guy, comptor d'Apchon, seigneur de Vaulmiers, et héritier de Guillaume, se maria en 1320 avec Gaillarde de Latour, fille de Bertrand VIII. Guillaume, fils de Guy s'allia en 1343, Marguerite des Brosses, fille de Louis, seigneur de Boussac. Il eut plusieurs enfants. L'aîné du nom de Guillaume, ou Guillot, se maria avec Jeanne Dauphine, fille de Béraud, comte de Clermont. Il mourut sans postérité. Louis, son frère puîné, hérita de la comptoirie d'Apchon, en 1402 ; il fit son hommage à Henri de Latour, évêque de Clermont, pour le château d'Apchon. Louis avait épousé Marguerite d'Estaing, fille de Raymond et de Baronne de Castelnau. [Ils] laissèrent cinq enfants, dont :1, Guillaume VII, tué à Azincourt en 1415 ; 2, Jean, marié à Antoinette de Tourzel d'Allègre, dont il n'eut qu'une fille. Jean d'Apchon fut assassiné au château d'Apchon ; 3, Louise d'Apchon, mariée le 20 avril 1414 à Artaud ler, seigneur de Saint Germain ; 4 et 5, deux filles.... Le château d'Apchon était encore habité en 1747. Toits et charpentes démolis en 1760". APCHON Aujourd'hui....
Petit village du Cantal dans la région d'Auvergne, Apchon fait partie du canton de Riom-ès-Montagnes. Située à 1 071 mètres d'altitude et voisine des communes de Saint-Hippolyte et de Collandres, 211 habitants (appelés les Apchonnais et les Apchonnaises) résident sur la commune d'Apchon sur une superficie de 12,4 km² (soit 17,0 hab/km²). La plus grand ville à proximité d'Apchon est la ville d'Aurillac située au Sud-Ouest de la commune à 41 km. La rivière la Petite Rhue est le principal cours d'eau qui traverse le village d'Apchon. Là j'ai pris le texte sur le net, je vais quand même rectifier: Apchon Aurillac 80 km par Murat, 60 et des poussiéres par le Puy Mary. La petite Rhue ne traverse pas Apchon, heureusement !!...                La vierge du Cheley                      Là 2 maisons d'un style un peu particulier, style certainemant du à un architecte légérement illuminé.....         Ce que l'on peut voir depuis APCHON au Nord....Massif du Sancyau Nord Est..... Mont Chamarouxau Sud..... à l'Ouest.... Suc de GrosmontLA PLACE...Avant..... Pendant..... Aprés.....
Dernière édition par Michela le Mar 3 Aoû 2010 - 16:42, édité 10 fois |
|  | | Antonio cantal vieux


 Nombre de messages: 12828 Age: 23 Localisation: Nantes (44), Riom-ès-Montagnes Date d'inscription: 30/01/2007
 | Sujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal Dim 20 Déc 2009 - 12:40 | |
| TournemireUn des plus beaux villages de FranceAutrefois, les maisons rivales des Tournemire et des Anjony se disputaient la suprématie par le fer et le sang. La lutte cessa à l'aube du XVIIe siècle avec la défaite des seigneurs de Tournemire dont le château n'est désormais plus que ruines. En revanche, celui des Anjony subsiste et constitue non seulement l'un des plus beaux fleurons de l'architecture médiévale auvergnate, mais aussi l'un des mieux conservés. Edifié au milieu du XVe siècle par Louis II d'Anjony et doté à l'intérieur de superbes fresques du XVIe siècle, c'est un bâtiment massif et austère composé de quatre tours rondes enserrant un donjon carré. A côté du château, le village aux toits d'ardoise ou de lauzes a pour principal intérêt sa petite église romane bâtie en tuf volcanique polychrome. A mi-chemin entre Aurillac et Mauriac, en Haute Auvergne, cette petite bourgade de moins de 200 habitants est un des villages les plus représentatifs de l'architecture cantalienne. Au même titre que Salers, l'autre des deux seuls "plus beaux villages de France" du département du Cantal. Tournemire surplombe la vallée de la Doire. L'exposition photographique sur le Cantal (par Jean Michel Peyral) : photographies d'art en vente à la Maison du Tourisme, au Café Peyral. La maison des automates (Automates, miniatures, maisons de poupées par Gilles Million) en face de l'Auberge de Tournemire. De 10 h 00 à 19 h 00 sans interruption, l'été. Le château d'Anjony (15e et 17e siècle). Il se visite du 15 février au 15 novembre. Horaires : 14 h 00 à 18 h 30. Avec une visite supplémentaire à 11 h 00, l'été, sauf le dimanche. Construit aux environs de 1430 par Louis d'Anjony, compagnon de Jeanne d'Arc ayant reçu du Roi Charles VII mission de représenter l’autorité royale, le donjon d'Anjony est le prototype des petites forteresses de montagne du XV° siècle. Son histoire, sous l’ancien régime, est tumultueuse car durant deux siècles, une véritable "vendetta" opposa la famille d'Anjony à celle des Tournemire, trop proches voisins et rivaux. Au XVIIIe siècle, Claude d’Anjony ajouta à la construction médiévale un corps de logis plus accueillant et plus conforme aux goûts de l’époque. La même famille habite cette demeure depuis l'origine et il y a plus de 70 ans qu’elle est ouverte au public. Le château d’Anjony est un incontournable du parcours touristique du Cantal. Sous un aspect extérieur imposant et austère, le donjon d'Anjony offre de riches intérieurs meublés et décorés de remarquables fresques du XVI° siècle. A proximité, se trouve un corps de bâtiments du XVIIIe siècle habité. Il est la propriété du marquis de Léotoing d'Anjony. L'église de Tournemire (Art Roman, XIIe siècle). L'été. Les grottes. Des bulles géantes percent des rochers basaltiques. Montez au calvaire (1886) admirer de haut le village (route haute, puis route neuve ). Deux accès sont signalés par des écriteaux. L'histoire de Tournemire est donc marquée par la présence de deux familles, les « Tournemire » et les « Anjony ». À la suite d'une histoire de rançon, le château aurait été vendu petit à petit par les Tournemire aux Anjony, qui sont ensuite devenus les seigneurs du lieu. De nombreuses générations de ces deux familles se sont alors battues ou, au contraire, ont tenté des alliances, jusqu'à une époque assez récente. Sitographiehttp://tournemire.chez-alice.fr http://www.villagesdefrance.free.fr/page_tournemire.htm http://www.anjony.com _______________________  |
|  | | Antonio cantal vieux


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 | Sujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal Mer 23 Déc 2009 - 16:37 | |
| Saint-Urcize Aux confins du Cantal...Un peu de géographieSituée à l'extrémité méridionale de l'Auvergne, aux limites du Gévaudan et du Rouergue, la commune de Saint-Urcize s'étend sur 5.400 hectares de bois et taillis, d'immenses pâturages et de riches prairies aux multiples ruisseaux. Avec ses vastes et rudes solitudes aux burons épars, le paysage des "montagnes" donne une impression de mélancolie indéfinissable. Ce site sauvage, aux espaces infinis, est dominé par le Puy de Gudet (1.427 m), point culminant de la commune dont l'altitude moyenne est d'environ 1.230 mètres. Le village de Saint-Urcize se dresse à 1.000 mètres d'altitude sur un roc basaltique dominant les vallées de l'Hère et du Bès. Les toitures d'ardoises grises et de schistes servent d'écrin à une remarquable église romane du XIIème siècle dont le clocher à peigne domine la cité. Les vieilles demeures, les ruelles étroites, les petites places agrémentées de fontaines, les restes de fortification et les ruines de l'ancien fort donnent au village un aspect moyenâgeux et attestent de son origine très ancienne. Outre le bourg, la commune comprend douze hameaux et plus de quarante fermes disséminées à travers la montagne. La population est d'environ 500 habitants. D'où nous vient ce nom ?L'origine du bourg de Saint-Urcize semble liée à celle de son propre nom, qui dériverait avec recul de l'accent de Ursicinus, évêque de Cahors de 583 à 624. Le chateau fortLe château fort de Saint-Urcize s'étendait dans la partie méridionale du bourg. Son donjon, appelé la " Salle-Court " et constitué de trois voûtes superposées, se dressait sur l'actuel rocher de la Vierge et dominait ainsi les maisons du village et la vallée de l'Hère. Un souterrain le reliait au "Portal Souteyra" et sans doute également au château del Roc; dernièrement, lors de travaux de voirie, un souterrain voûté a en effet été mis à jour entre la maison Vigouroux de Rouby et l'église. Jusqu’à nos jours, le quartier du Fort a conservé son appellation Le château occupait l'emplacement des jardins situés au pied du rocher où de nombreuses pierres de construction servent encore pour édifier les murs de clôture. En 1850, on pouvait encore voir en cet endroit un frêne vivace, " l'arbre de la liberté " planté en 1792. Le donjon du fort a été rasé vers 1666, à la suite de la condamnation par contumace du marquis de Beaufort-Canilhac, seigneur de Saint-Urcize, prononcée lors des Grands Jours d'Auvergne tenus à Clermont. Du fort, il ne subsiste plus que la tour carrée datant du XIII ou XIVème siècle. Moins haute qu'à sa construction, cette tour de granit est néanmoins assez bien préservée et conserve sur les côtés, les meurtrières servant aux archers. Un chemin de ronde reliait cette tour à la maison Péret où s'élevait anciennement une poivrière. L'égliseL'église de Saint-Urcize est sous l'invocation de Saint-Pierre. L'édifice actuel date des XIIème et XIVème siècles, mais il fait vraisemblablement suite à une construction plus ancienne puisqu'en 1074 Robert de Saint-Urcize donnait l'église de ce lieu au monastère de Saint-Victor de Marseille. Ce monument, le seul à déambulatoire que possède la Haute Auvergne, paraît avoir été édifié par les moines de la Chaise-Dieu, mais des affinités sont à rechercher à Conques, la célèbre voisine rouergate, ainsi qu'à Sainte-Eulalie d'Olt. Extérieurement, l'abside entourée des trois chapelles rayonnantes et la nef trapue dominée par le clocher à peigne donne à l'ensemble une certaine élégance. Le chœur édifié au début du XIIème siècle est de style roman. Le mur circulaire du chevet est percé de trois baies et décoré de neuf arcatures supportées par des colonnettes; il domine le toit tournant du déambulatoire. Une corniche à corbeaux sculptés supporte le toit en schiste du pays qui vient couronner le tout. Les absidioles semi-circulaires sont percées d'une petite baie romane. Quatre baies plus importantes séparent les chapelles et éclairent le déambulatoire. La polychromie des pierres confère à l'édifice un effet des plus heureux. En effet, si l'appareil de construction de l’église est généralement en granit gris, les pierres d'ornementation du chœur et des chapelles rayonnantes sont, soit en granit, soit en tuf rougeâtre ou brun méthodiquement ordonnés. Le clocher à peigne, percé de quatre baies, domine le mur ouest. Détruit en 1794, il a été reconstruit après la Révolution. La cloche la plus petite datant de 1583 porte les initiales du fondeur F.P. et l'inscription : " Dieu veulhe préserver la Crestienté de tous périlz et ennemis ". Il s’agirait d’une des plus anciennes cloches de France. Intérieurement, la nef gothique surprend par ses dimensions réduites puisqu’elle est plus large que longue (11 m sur 9 m) et ne comporte que deux travées séparées par un arc doubleau reposant sur un chapiteau de colonnes. La voûte est couverte de lambris. Depuis 1991, de nouveaux vitraux représentant des animaux bibliques ornent les baies romanes du déambulatoire.  Deux chapelles latérales s'ouvrent en avant du déambulatoire. Celle de gauche, chapelle funéraire dédiée à Saint-Michel est voûtée d'ogives. Les retombées de ses arcs s'appuient sur deux consoles figurant des moines. Sur le mur, une fresque du XVème siècle découverte lors de la restauration de 1969, représente Saint-Michel terrassant le dragon. A la clé de voûte figuraient autrefois les armes des Beaufort-Canilhac, seigneurs de Saint-Urcize à qui cette chapelle servait de sépulture. C'est là qu'auprès de son épouse repose Marquès de Beaufort-Canilhac, neveu du pape Clément VI et frère consanguin du dernier pape français Grégoire XI, qui ramena le siège de la papauté d’Avignon à Rome. Dans la chapelle rayonnante centrale, on peut admirer un Christ au Tombeau avec Piéta, en pierre peinte, d’un réalisme naïf remarquable qui proviendrait de la domerie d'Aubrac. Parmi les trésors soigneusement conservés figure un calice armorié en argent, qui selon la tradition aurait servi pour célébrer la dernière messe de Louis XVI au Temple. Donné à Pierre-Jean lpcher, prêtre de Saint-Urcize par l'abbé Saint-Pée d'Amon, il proviendrait du confesseur du roi, Henry Edgeworth de Firmont, prêtre irlandais qui accompagna le souverain à l'échafaud le 21 janvier 1793.  La coquille figurant au dessus de la porte d'entrée de l’église, sous le porche, rappelle que Saint-Urcize fut au Moyen Age une étape du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Selon M. Raymond Oursel, un itinéraire de pèlerinage placé sous le contrôle de l’abbaye de la Chaise-Dieu, passait la Margeride à la Croix du Fau, puis de Saint-Chély d'Apcher, se dirigeait vers Saint-Urcize, Laguiole , le château du Bousquet et Entraygues avant de rejoindre Conques. Pour cet auteur, les dispositions de l'église de Saint-Urcize, en particulier l'ampleur de son chevet, ne s'expliquent guère que par ce trafic. Cet itinéraire le plus ancien de l’Aubrac a été emprunté par Godescalc, Evêque du Puy, lors de son pèlerinage effectué vers Saint-Jacques de Compostelle en 951. LoisirsEn plus de ses 45 km de pistes de ski de fond, Saint-Urcize est également une station de ski alpin. Méconnue du grand public, cette station offre cependant 5 pistes de descente, 3 téléskis (dont un pour débutants) et la location de matériel est possible, au pied des pistes. Pêche, chasse, randonnée pédestre ou VTT sont autant d'activités permettant de découvrir cette région de l'Aubrac cantalien. A voir à faire- Le village proprement dit avec ses maisons du XVIe et XVIIe siècle et ses rues tortueuses. - L'église de saint Urcize date du XIIe siècle pour la partie la plus ancienne. - Rocher de la vierge est l'emplacement du donjon de l'ancien château. Le sommet offre une belle vue sur le village. - La station de Ski de saint Urcize de 1200 m à 1365 m. Le Ski de Fond c'est 45 km de piste damées et balisées. Le ski alpin, c'est 5 pistes de descente et 3 téléskis dont une pour débutants, le matériel peut être loué sur place. - Le chemin de Saint Jacques de Compostelle et les sentiers PR Saint Urcize était au moyen âge une étape du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle par la via Podiensis*. Le chemin de Saint Jacques passait par Saint Chely d'Apcher en venant de la Margeride. Il se dirigeait vers Laguiole puis vers Entraygues pour rejoindre Conques. Ce fut sans doute l'itinéraire choisi par Godescalc, évêque du Puy, pour le premier pèlerinage vers Compostelle en 951. http://www.flickr.com/search/?q=saint-urcize#page=0 http://pagesperso-orange.fr/saint-urcize _______________________  |
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