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 Villes et villages de charme du Cantal

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Antonio
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MessageSujet: Villes et villages de charme du Cantal   Jeu 20 Aoû 2009 - 12:12

Partons à la découverte des plus beaux villages et des villes incontournables du Cantal.

Au programme

Page 1

Carlat
Chaudes-Aigues
Cheylade
Fontanges
Laroquebrou
Niervèze de Thiézac
Pleaux
Riom-ès-Montagnes
Saint-Martin-Valmeroux
Saint-Urcize
Tournemire


Page 2

Aurillac
Marcolès
Mauriac
Maurs-la-Jolie
Montsalvy
Murat
Saint-Flour
Salers
Vic-sur-Cère


Dernière édition par Antonio le Mer 16 Fév 2011 - 11:56, édité 26 fois
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Lun 31 Aoû 2009 - 13:04

Riom-ès-Montagnes
Capitale de la gentiane



Riom-ès-Montagnes se situe dans le nord-ouest du Cantal et est arrosée par la Véronne, affluent de la Rhue. Sa création remonte à l'époque gallo-romaine ancienne comme en témoigne le nom même de la ville, du gaulois "rigomagos" signifiant le marché du roi. Si Riom vit essentiellement de l’agroalimentaire, de l’industrie laitière et de ses services de santé (cliniques spécialisées), elle est également réputée pour son exploitation minière. La Ceca, filiale d'Arkema, possède un site de production spécialisé en diatomite. La société des diatomites a été créée en 1923. En 1949, nouvel essor de cette usine avec son rachat par la CECA (70 % de la production part à l'étranger, 1er rang européen et 2e rang mondial).


Patrimoine bâti, gastronomique, naturel…

Abritant les locaux de la Communauté de communes du Pays Gentiane, Riom-ès-Montagnes est à juste titre la capitale de cette fleur emblématique poussant au delà de 1000 m d'altitude, sur les hauteurs du territoire. La gentiane a inspiré Emile Refouvelet, qui en 1921 créa une liqueur à base de racine de gentianes fraîches baptisée « Auvergne Gentiane » qui prendra en 1962 le nom d’« Avèze ». Un espace muséographique et de dégustation-vente, l'Espace Avèze-Maison de la Gentiane, situé à côté du lieu de fabrication, attire chaque année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs.






La ville de Riom-ès-Montagnes possède de nombreux atouts touristiques. Tout d'abord, son architecture civile si caractéristique de la Haute-Auvergne lui a valu d'être classée parmi les "plus beaux détours de France". Le plus beau bijou de ce patrimoine bâti est sans nul doute l'église Saint-Georges, édifice roman bâti du XIe au XVe siècle dont les chapiteaux du chœur sont classés Monument Historique depuis 1924.



Mais à quelques minutes du centre-ville, d'autres sites valent le détour, à commencer par les habitations préhistoriques de Châteauneuf, ainsi que le viaduc de Barajol, magnifique ouvrage d'art aujourd'hui emprunté par le Gentiane Express (voir par ailleurs), inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques et second plus haut viaduc maçonné d'Europe.



Imposants viaducs, panoramas exceptionnels sur le Sancy, le Cézallier et les Monts du Cantal : le Gentiane Express vaut le détour et ce ne sont pas ses passagers qui diront le contraire : en 2008, 9 500 voyageurs ont emprunté ce train touristique reliant Bort-les-Orgues (Corrèze) et Riom-ès-Montagnes à Lugarde. Sa particularité est qu’il ne suit pas les vallées mais les traverse. Le dénivelé est assez important comme en témoigne l’altitude de Bort (404 m) et de Riom (840 m). Mais plus qu'un produit touristique, c'est aujourd'hui un vecteur de promotion de la région à travers toute la France, puisque le plus ancien autorail, qui date de 1951, est utilisé sur des opérations ponctuelles (Marseille, Toulouse...).


Autre curiosité, la laiterie Pont de la Pierre, près de la gare. Un film vidéo sur la fabrication du fromage en laiterie est présenté lors des visites organisées. La première laiterie est ouverte en 1900 par Charles Séroude et de 1949 à 1958, La vache qui rit y sera fabriquée. Actuellement cette usine regroupe environ 1000 agriculteurs au sein de l'UCFC (Union des Coopératives Fromagères du Cantal). Les 50 employés s'occupent d'affinage et de commercialisation.




Au pays de Riom, une journée de randonnée s’impose. Et les sentiers ne manquent pas. Les lacs de Roussillou, des Bondes et de Majonenc sont idéals pour digérer le copieux repas du midi ! Dans un environnement préservé, vous profiterez du calme, mais aussi de la faune et de la flore si particulière de ces écosystèmes. En plein cœur de la ville, « l’Axe Vert » longe la Véronne. Plus au sud, sur le plateau de Trizac, la cascade de la Ribeyrette, sur la rivière le Cheylat (affluent de la Sumène), vous impressionnera par sa hauteur et son cadre très étroit. C’est le début des estives. Mais si vous préférez la vraie randonnée, suivez le sentier de l’étang de Majonenc qui vous ammènera à la découverte du lac du même nom, ainsi que du château Saint-Angeau, des Orgues et des cases de Chateauneuf, du dolmen de La Cousty. Une vue imprenable sur Riom-ès-Montagnes s’offrira à vous !





Terre de fête

Tout au long de l’année, la Communauté de communes et l'Office culturel du Pays Gentiane organisent plusieurs rendez-vous culturels (concerts, théâtre, danse, expositions...). Puis aux beaux jours, plusieurs grandes manifestations viennent animer la cité riomoise sous l'impulsion d'associations comme l'OMAF, Festi'Bleu, Autour de la gentiane... En mai, la Fête de l'Axe Vert est l'occasion pour les habitants de se retrouver le long de la Véronne le temps d'un repas et de diverses animations. En juin, la Fête patronale est surtout l'occasion pour les plus jeunes de profiter des installations foraines. En juillet, la Fête de la gentiane met la plante emblématique du territoire à l'honneur grâce à de nombreux stands et une palette d'animations (défilé, spectacle son et lumière, concert...) en ville et sur les plateaux. Puis en août, la traditionnelle Fête de la Rosière et de la jeunesse, le week-end du 15 août, élit la jeune fille "la plus méritante" mais n’appelez pas cela « Miss Riom » ! Enfin, le plus grand rendez-vous de l’année se tient lors de l’avant-dernier week-end août : la Fête du Bleu d'Auvergne célèbre les fromages AOC et la gastronomie locale… toujours un succès !


A voir à proximité de Riom : Cheylade, Menet, Apchon


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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Jeu 3 Sep 2009 - 13:35

Petit complément d'information qui va ravir les fans de la fleur emblématique du pays de Riom-ès-Montagnes. La Fête de la Gentiane fera son retour, début juillet 2010 (les 10 et 11 juillet pour être précis). La plante sera mise à l'honneur, tout comme l'ensemble des communes de la communauté de communes du Pays Gentiane. A cette occasion, des animations seront mises en place (groupes musicaux, défilés, repas, ateliers cuisine, arrachage de gentiane...) pour faire découvrir cette plante dans tous ses états.
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Lun 21 Sep 2009 - 11:01

Chaudes Aigues
Ville thermale



Chaudes Aigues se situe dans le Sud Est du département en plein cœur de l’Aubrac à 750 mètres d’altitude. La commune est traversée par un cours d’eau : le Remontalou. Ses habitants sont appelés les Caldaguès, ce qui, en latin, veut dire « eaux chaudes », d'où le toponyme Chaudes-Aigues.
Chaudes Aigues est connu pour les sources d’eaux chaudes qui jaillissent dont la plus célèbre la source du Par qui atteint 82 degré. Ces eaux sont utilisées tout au long de l'année. Si les eaux de Chaudes-Aigues sont employées à divers usage (le chauffage des maisons par exemple), la principale utilisation reste le traitement des rhumatismes sous toutes ses formes : arthroses, sciatiques...



La ville propose également un circuit découverte pour mieux connaitre le patrimoine.

La source du Par



Le Lavoir à eau chaude



Eglise St Martin : église paroissiale de style gothique du XVème siècle. Elle a été restauré en 1974.



Le musée Géothermia (à coté de la source du Par)



A voir aussi le village de St Urcize qui se situe à une vingtaine de minutes. Les toitures de lauzes et d'ardoises servent d'écrin à une remarquable église romane du XIIeme siècle, intègrant un déambulatoire et un clocher à peigne qui domine la cité. Le village possède quelques pistes pour le ski alpins et de fonds.



A St Rémy, durant les pèriodes estivales, Canoë-Kayak, baignade, pique-nique et promenade en calèche sont des activités courantes. De plus, le village a une agriculture orientée vers l'élevage de la race Aubrac, pure souche.



On peut aussi découvrir le barrage de Grandval qui a été mis en service au début 1960.



La truyère



source : chaudesaigues.com, wikipédia, villagedefrance
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Mar 6 Oct 2009 - 19:58

Carlat
Au pied du rocher...


Carlat a donné son nom au pays du Carladès qui s'étend sur le sud du Cantal et le nord de l'Aveyron. Elle fut la capitale militaire du territoire, alors que Vic-en-Carladez (Vic-sur-Cère) s'adjugea le titre de capitale judiciaire.

Autrefois s'élevait sur le célèbre rocher de Carlat un château (VIIIe siècle) dont la position sur toute la vallée était imprenable, et que le roi Henri IV fit raser en 1604. démolition commença pierre à pierre le 22 décembre 1603 avec une équipe de quarante maçons et se termina le 12 mai 1604. Rien ne fut épargné : les forts, l'église, l'hôtel des commandeurs, le palais Bridoré, tout fut précipité de la cime du roc dans les abimes qui l'entourent. L'écroulement de la forteresse symbolisa la victoire de la monarchie sur la noblesse indisciplinée. C'était la plus importante des forteresses de la Haute-Auvergne. Elle avait des dimensions colossales : 2,5 ha de superficie, perchée à 840 mètres d'altitude sur une table de basalte de 25 mètres de haut et de 380 mètres de large (sans compter les remparts) surplombant toute la vallée de l'Embène 250 métres plus bas. Avec la Révolution française, la vicomté fut confisqué et ses possessions vendues comme biens nationaux. À la fin du XIXe siècle, le rocher de Carlat fut alors racheté par la Société de la Haute-Auvergne afin de le rétrocéder à Albert Ier de Monaco.

Le rocher de Carlat était un fragment plat d'une vieille coulée de lave. Le vaste plateau basaltique sur lequel le château était assis, à l'entrée méridionale de l'Auvergne, le défendait contre toute invasion.


Maquette de la forteresse de Carlat réalisée en 1989


Carlat au XIXe siècle

Aujourd'hui, un escalier taillé dans la pierre nous permet d'accéder à ce rocher où nous pouvons encore deviner les traces des fondations et quelques vestiges du château. Au pied de l'ancienne forteresse, dans l'église Saint-Avit édifiée à l'initiative d'Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, régente et dame de Carlat, nous pouvons admirer le retable du maître autel et un vieux panneau de bois daté de 1604 qui commémore le rasement du château. Le prince Albert II de Monaco possède toujours le site historique et touristique du rocher de Carlat.








En avril 2010, Carlat sera officiellement jumelé avec le village de Bruni (Vallarsa), en Italie.

http://pagesperso-orange.fr/carlat.fr


Dernière édition par Antonio le Mer 7 Oct 2009 - 12:26, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Ven 27 Nov 2009 - 23:17

Niervèze, village authentique du XIXe siècle







Niervèze, ou Neyrevèze en occitan, est un village du Cantal situé à 1050 mètres d'altitude sur la rive gauche de la Cère entre Thiézac et St. Jacques des Blats. Il domine la vallée avec au nord le Puy Griou ; au dessus du village, en direction du Puy Gros, c'est le domaine des estives et de la forêt.

Ce village est un modèle d'architecture traditionnelle des monts du Cantal et il mérite un détour. Les maisons autrefois couvertes en chaume de paille de seigle, dont deux ont retrouvé leur couverture d'origine,sont construites autour d'un point central "le couderc", lieu de passage incontournable des habitants et des animaux, toujours très animé. C'est là que se situent le four à pain qui a fonctionné jusqu'à la seconde guerre mondiale, la fontaine, l'abreuvoir, le métier à ferrer...

On distingue différents types de constructions :

Like a Star @ heaven Le bâtiment d'un seul bloc qui renferme l'habitation, l'étable et la grange,
C'est le cas de la chaumière de Granier qui a été restaurée grâce à l'acharnement des habitants du village et qui se visite en été.
Like a Star @ heaven L'habitation et la grange étable séparées.
Like a Star @ heaven L'habitation éloignée de la grange étable.
Like a Star @ heaven La barriade constituée par plusieurs habitations accolées.
Like a Star @ heaven Chaque bâtiment porte un nom : aquo de Martin - aquo de Couire - la Coqueta - la Quérona - la Peschauda...

Il existait 5 moulins sur le ruisseau de Niervèze où l'on portait le seigle et le sarrasin. Les champs sont devenus des prairies et il ne reste plus qu'un seul moulin. Celui-ci date du XVIIIe siècle et a été rénové de 2000 à 2005. A l'image du four du hameau, il est couvert en grosses lauzes de phonolite. Il fonctionne tous les jeudis après midi en juillet at août, et également pour les groupes, sur réservation.

La vie était rude à Niervèze, surtout lors des longs hivers enneigés. Descendre à Thiézac avec les chars à vaches et les convois d'ânes transportant lait, fromage, grain, était une véritable expédition avant la construction de la route actuelle.

En 2003, il n'y avait plus que neuf habitants à demeure, mais le village revit en été avec les touristes et les randonneurs qui apprécient la beauté du lieu et des paysages alentours.

Niervèze est un point de passage de l'étape St Jacques des Blats - Vic sur Cère des Chemins de St Jacques de Compostelle. Une randonnée balisée au départ de Niervèze, de Lagoutte ou de Lafont, traversant le Chaos de Casteltinet, offre de très belles vues sur la haute vallée de la Cère. A ne pas manquer également, l'ascension du Puy Gros et du Puy de la Chèvre.

>> Voir plus de photos de Niervèze
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Mer 2 Déc 2009 - 19:54

Laroquebrou

Vieille cité moyennageuse, située aux portes du midi, Laroquebrou a conservé de pittoresques maisons à encorbellement. Admirablement située à l'entrée des gorges de la Cère et à l'ouest du Cantal, c'est le paradis des pêcheurs à la mouche...

Le village a longtemps été un centre actif de poterie, tannerie et cordonnerie. Il s’étire le long de la Cère à l’entrée des gorges qu’enjambe un pont du XIIIe siècle. Sur la rive droite, l’ancien bourg est dominé par les ruines de son château médiéval. Par de petites ruelles bordées de maisons pittoresques, on atteindra ce château qui trône sur la vallée et se mire dans la rivière.





Le château de Laroque ou du Montal (XIIIe-XIVe siècles), plus communément appelé chateau de Laroquebrou, au nord de la ville, domine la ville de Laroquebrou du haut de son rocher. Il était très fortifié et ses murs étaient crénelés. Amaury de Montal disait aux habitants de la ville "que son château était moult beau, et qu'il fallait se garder de le laisser prendre car il ne serait pas facile de le reprendre sur les ennemis..." Les tours rondes, au nombre de quatre, étaient crénelées. L'une d'elles enfermait l'escalier. Une cinquième tour, aujourd'hui très en ruine tenait à un mur très élevé, mais était séparée des autres constructions.. Une poterne était défendue par un fossé. Elle était surmontée par un mâchicoulis. Sous la terrasse existait un souterrain servant, en temps de siège à communiquer avec la ville. La ville de La Roquebrou éprouva des désastres dans les guerres civiles. Dès 1562, M. de Brezons, gouverneur d'Aurillac, fit mettre une garnison dans le château. Les compagnies anglaises ayant été expulsées des environs de Murat, tournèrent Aurillac, surprirent La Roquebrou et s'en emparèrent; mais le château résista. Après la prise de Mauriac, en 1574, le gouverneur du haut pays d'auvergne reçut la mission spéciale de reprendre La Roquebrou. Il y fit alors placer une garnison de 60 hommes de pied, commandée par le capitaine Morel, et de 20 cavaliers sous le commandemenat du sieur de Miramont. A l'époque de la révolution, les archives des seigneurs de La Roquebrou furent brûlées au pied de l'arbre de la liberté, ainsi qu'un tableau généalogique de 2.60 X 1.35 m.

Exposition au château en période estivale (juillet / août)
de 14h30 à 18h30
Visite commentée de la cité médiévale le mercredi en juillet / août.
Tarif : 2 €.
Hors saison sur réservation au : 04 71 46 94 82
















L'Eglise Saint-Martin, classée Monument Historique, fut construite à la fin du 14e siècle, se composant d'une nef de quatre travées avec chapelles au nord et au sud, d'un choeur et d'une abside polygonale. Le petit clocher barlong a été abaissé au cours des guerres de Religion.

>> En savoir plus sur le patrimoine bâti de la commune

L’hôtel de ville, la Vierge, le pont sur la Cère qui fait face à l’imposante église de style gothique, les rues Damont, Négrerieu, des Tanneurs, Sabathier, de la Frugière, de la Barrière… témoignent des métiers anciens du village (cordonniers, tisserands, tanneurs...)



La commune accueille, chaque mois d'août, le festival international de Boogie-woogie, attirant des chanteurs et danseurs de renommée internationale. Mais aussi la Foire du livre, au mois de novembre, au sein du Chateau de Laroquebrou, qui sert également de cadre aux fêtes médiévales.



Laroquebrou est la terre natale de Jacques Faizant, le célèbre dessinateur décédé en 2006 à Suresnes.

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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Dim 20 Déc 2009 - 12:40

Tournemire
Un des plus beaux villages de France



Autrefois, les maisons rivales des Tournemire et des Anjony se disputaient la suprématie par le fer et le sang. La lutte cessa à l'aube du XVIIe siècle avec la défaite des seigneurs de Tournemire dont le château n'est désormais plus que ruines. En revanche, celui des Anjony subsiste et constitue non seulement l'un des plus beaux fleurons de l'architecture médiévale auvergnate, mais aussi l'un des mieux conservés. Edifié au milieu du XVe siècle par Louis II d'Anjony et doté à l'intérieur de superbes fresques du XVIe siècle, c'est un bâtiment massif et austère composé de quatre tours rondes enserrant un donjon carré. A côté du château, le village aux toits d'ardoise ou de lauzes a pour principal intérêt sa petite église romane bâtie en tuf volcanique polychrome.



















A mi-chemin entre Aurillac et Mauriac, en Haute Auvergne, cette petite bourgade de moins de 200 habitants est un des villages les plus représentatifs de l'architecture cantalienne. Au même titre que Salers, l'autre des deux seuls "plus beaux villages de France" du département du Cantal. Tournemire surplombe la vallée de la Doire.



L'exposition photographique sur le Cantal (par Jean Michel Peyral) : photographies d'art en vente à la Maison du Tourisme, au Café Peyral.



La maison des automates (Automates, miniatures, maisons de poupées par Gilles Million) en face de l'Auberge de Tournemire. De 10 h 00 à 19 h 00 sans interruption, l'été.



Le château d'Anjony (15e et 17e siècle).
Il se visite du 15 février au 15 novembre.
Horaires : 14 h 00 à 18 h 30. Avec une visite supplémentaire à 11 h 00, l'été, sauf le dimanche.

Construit aux environs de 1430 par Louis d'Anjony, compagnon de Jeanne d'Arc ayant reçu du Roi Charles VII mission de représenter l’autorité royale, le donjon d'Anjony est le prototype des petites forteresses de montagne du XV° siècle. Son histoire, sous l’ancien régime, est tumultueuse car durant deux siècles, une véritable "vendetta" opposa la famille d'Anjony à celle des Tournemire, trop proches voisins et rivaux. Au XVIIIe siècle, Claude d’Anjony ajouta à la construction médiévale un corps de logis plus accueillant et plus conforme aux goûts de l’époque. La même famille habite cette demeure depuis l'origine et il y a plus de 70 ans qu’elle est ouverte au public. Le château d’Anjony est un incontournable du parcours touristique du Cantal. Sous un aspect extérieur imposant et austère, le donjon d'Anjony offre de riches intérieurs meublés et décorés de remarquables fresques du XVI° siècle.









A proximité, se trouve un corps de bâtiments du XVIIIe siècle habité. Il est la propriété du marquis de Léotoing d'Anjony.


L'église de Tournemire (Art Roman, XIIe siècle). L'été.












le porche de l'église


La légende de l'arbre qui saigne (peinture murale)


Les grottes. Des bulles géantes percent des rochers basaltiques.




Montez au calvaire (1886) admirer de haut le village (route haute, puis route neuve ). Deux accès sont signalés par des écriteaux.




L'histoire de Tournemire est donc marquée par la présence de deux familles, les « Tournemire » et les « Anjony ». À la suite d'une histoire de rançon, le château aurait été vendu petit à petit par les Tournemire aux Anjony, qui sont ensuite devenus les seigneurs du lieu. De nombreuses générations de ces deux familles se sont alors battues ou, au contraire, ont tenté des alliances, jusqu'à une époque assez récente.


Sitographie
http://tournemire.chez-alice.fr
http://www.villagesdefrance.free.fr/page_tournemire.htm
http://www.anjony.com
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Mer 23 Déc 2009 - 16:37

Saint-Urcize
Aux confins du Cantal...





Un peu de géographie

Située à l'extrémité méridionale de l'Auvergne, aux limites du Gévaudan et du Rouergue, la commune de Saint-Urcize s'étend sur 5.400 hectares de bois et taillis, d'immenses pâturages et de riches prairies aux multiples ruisseaux. Avec ses vastes et rudes solitudes aux burons épars, le paysage des "montagnes" donne une impression de mélancolie indéfinissable. Ce site sauvage, aux espaces infinis, est dominé par le Puy de Gudet (1.427 m), point culminant de la commune dont l'altitude moyenne est d'environ 1.230 mètres.

Le village de Saint-Urcize se dresse à 1.000 mètres d'altitude sur un roc basaltique dominant les vallées de l'Hère et du Bès. Les toitures d'ardoises grises et de schistes servent d'écrin à une remarquable église romane du XIIème siècle dont le clocher à peigne domine la cité. Les vieilles demeures, les ruelles étroites, les petites places agrémentées de fontaines, les restes de fortification et les ruines de l'ancien fort donnent au village un aspect moyenâgeux et attestent de son origine très ancienne.

Outre le bourg, la commune comprend douze hameaux et plus de quarante fermes disséminées à travers la montagne. La population est d'environ 500 habitants.




D'où nous vient ce nom ?

L'origine du bourg de Saint-Urcize semble liée à celle de son propre nom, qui dériverait avec recul de l'accent de Ursicinus, évêque de Cahors de 583 à 624.








Le chateau fort

Le château fort de Saint-Urcize s'étendait dans la partie méridionale du bourg. Son donjon, appelé la " Salle-Court " et constitué de trois voûtes superposées, se dressait sur l'actuel rocher de la Vierge et dominait ainsi les maisons du village et la vallée de l'Hère. Un souterrain le reliait au "Portal Souteyra" et sans doute également au château del Roc; dernièrement, lors de travaux de voirie, un souterrain voûté a en effet été mis à jour entre la maison Vigouroux de Rouby et l'église.

Jusqu’à nos jours, le quartier du Fort a conservé son appellation Le château occupait l'emplacement des jardins situés au pied du rocher où de nombreuses pierres de construction servent encore pour édifier les murs de clôture. En 1850, on pouvait encore voir en cet endroit un frêne vivace, " l'arbre de la liberté " planté en 1792. Le donjon du fort a été rasé vers 1666, à la suite de la condamnation par contumace du marquis de Beaufort-Canilhac, seigneur de Saint-Urcize, prononcée lors des Grands Jours d'Auvergne tenus à Clermont. Du fort, il ne subsiste plus que la tour carrée datant du XIII ou XIVème siècle. Moins haute qu'à sa construction, cette tour de granit est néanmoins assez bien préservée et conserve sur les côtés, les meurtrières servant aux archers. Un chemin de ronde reliait cette tour à la maison Péret où s'élevait anciennement une poivrière.




L'église

L'église de Saint-Urcize est sous l'invocation de Saint-Pierre. L'édifice actuel date des XIIème et XIVème siècles, mais il fait vraisemblablement suite à une construction plus ancienne puisqu'en 1074 Robert de Saint-Urcize donnait l'église de ce lieu au monastère de Saint-Victor de Marseille.

Ce monument, le seul à déambulatoire que possède la Haute Auvergne, paraît avoir été édifié par les moines de la Chaise-Dieu, mais des affinités sont à rechercher à Conques, la célèbre voisine rouergate, ainsi qu'à Sainte-Eulalie d'Olt.

Extérieurement, l'abside entourée des trois chapelles rayonnantes et la nef trapue dominée par le clocher à peigne donne à l'ensemble une certaine élégance. Le chœur édifié au début du XIIème siècle est de style roman. Le mur circulaire du chevet est percé de trois baies et décoré de neuf arcatures supportées par des colonnettes; il domine le toit tournant du déambulatoire. Une corniche à corbeaux sculptés supporte le toit en schiste du pays qui vient couronner le tout.


Les absidioles semi-circulaires sont percées d'une petite baie romane. Quatre baies plus importantes séparent les chapelles et éclairent le déambulatoire. La polychromie des pierres confère à l'édifice un effet des plus heureux. En effet, si l'appareil de construction de l’église est généralement en granit gris, les pierres d'ornementation du chœur et des chapelles rayonnantes sont, soit en granit, soit en tuf rougeâtre ou brun méthodiquement ordonnés.

Le clocher à peigne, percé de quatre baies, domine le mur ouest. Détruit en 1794, il a été reconstruit après la Révolution. La cloche la plus petite datant de 1583 porte les initiales du fondeur F.P. et l'inscription : " Dieu veulhe préserver la Crestienté de tous périlz et ennemis ". Il s’agirait d’une des plus anciennes cloches de France.

Intérieurement, la nef gothique surprend par ses dimensions réduites puisqu’elle est plus large que longue (11 m sur 9 m) et ne comporte que deux travées séparées par un arc doubleau reposant sur un chapiteau de colonnes. La voûte est couverte de lambris. Depuis 1991, de nouveaux vitraux représentant des animaux bibliques ornent les baies romanes du déambulatoire.


Deux chapelles latérales s'ouvrent en avant du déambulatoire. Celle de gauche, chapelle funéraire dédiée à Saint-Michel est voûtée d'ogives. Les retombées de ses arcs s'appuient sur deux consoles figurant des moines. Sur le mur, une fresque du XVème siècle découverte lors de la restauration de 1969, représente Saint-Michel terrassant le dragon. A la clé de voûte figuraient autrefois les armes des Beaufort-Canilhac, seigneurs de Saint-Urcize à qui cette chapelle servait de sépulture. C'est là qu'auprès de son épouse repose Marquès de Beaufort-Canilhac, neveu du pape Clément VI et frère consanguin du dernier pape français Grégoire XI, qui ramena le siège de la papauté d’Avignon à Rome.

Dans la chapelle rayonnante centrale, on peut admirer un Christ au Tombeau avec Piéta, en pierre peinte, d’un réalisme naïf remarquable qui proviendrait de la domerie d'Aubrac.

Parmi les trésors soigneusement conservés figure un calice armorié en argent, qui selon la tradition aurait servi pour célébrer la dernière messe de Louis XVI au Temple. Donné à Pierre-Jean lpcher, prêtre de Saint-Urcize par l'abbé Saint-Pée d'Amon, il proviendrait du confesseur du roi, Henry Edgeworth de Firmont, prêtre irlandais qui accompagna le souverain à l'échafaud le 21 janvier 1793.


La coquille figurant au dessus de la porte d'entrée de l’église, sous le porche, rappelle que Saint-Urcize fut au Moyen Age une étape du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Selon M. Raymond Oursel, un itinéraire de pèlerinage placé sous le contrôle de l’abbaye de la Chaise-Dieu, passait la Margeride à la Croix du Fau, puis de Saint-Chély d'Apcher, se dirigeait vers Saint-Urcize, Laguiole , le château du Bousquet et Entraygues avant de rejoindre Conques. Pour cet auteur, les dispositions de l'église de Saint-Urcize, en particulier l'ampleur de son chevet, ne s'expliquent guère que par ce trafic. Cet itinéraire le plus ancien de l’Aubrac a été emprunté par Godescalc, Evêque du Puy, lors de son pèlerinage effectué vers Saint-Jacques de Compostelle en 951.







Loisirs

En plus de ses 45 km de pistes de ski de fond, Saint-Urcize est également une station de ski alpin. Méconnue du grand public, cette station offre cependant 5 pistes de descente, 3 téléskis (dont un pour débutants) et la location de matériel est possible, au pied des pistes.

Pêche, chasse, randonnée pédestre ou VTT sont autant d'activités permettant de découvrir cette région de l'Aubrac cantalien.




A voir à faire




- Le village proprement dit avec ses maisons du XVIe et XVIIe siècle et ses rues tortueuses.

- L'église de saint Urcize date du XIIe siècle pour la partie la plus ancienne.

- Rocher de la vierge est l'emplacement du donjon de l'ancien château. Le sommet offre une belle vue sur le village.

- La station de Ski de saint Urcize de 1200 m à 1365 m.
Le Ski de Fond c'est 45 km de piste damées et balisées.
Le ski alpin, c'est 5 pistes de descente et 3 téléskis dont une pour débutants, le matériel peut être loué sur place.

- Le chemin de Saint Jacques de Compostelle et les sentiers PR
Saint Urcize était au moyen âge une étape du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle par la via Podiensis*. Le chemin de Saint Jacques passait par Saint Chely d'Apcher en venant de la Margeride. Il se dirigeait vers Laguiole puis vers Entraygues pour rejoindre Conques. Ce fut sans doute l'itinéraire choisi par Godescalc, évêque du Puy, pour le premier pèlerinage vers Compostelle en 951.





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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Mar 8 Juin 2010 - 10:30

Fontanges

Bordant l'Aspre (qui prend sa source au Roc d'Hozières), la commune de Fontanges est une cité médiévale, tout comme sa voisine Salers. Le village, bien que détruit par un incendie au XIXe siècle, présente de nombreuses maisons anciennes de pur style cantalien, aux toits de lauze si caractéristiques. A l'entrée du village, une curieuse chapelle creusée dans le roc attire de nombreux pélerins, c'est la chapelle monolithe Saint Michel.

En 1876, une statue de la Vierge fut érigée sur le rocher où sera creusée la chapelle, inaugurée le 29 septembre 1901. En forme de croix, d'une superficie de 130 m² sur 7 à 8 mètres de haut, elle comprend une archivolte romane ornée du blason de Fontanges, un autel de pierre, un vitrail et une grille en fer forgé.






En avançant vers le bourg, on découvre l'église Saint Vincent, datant de 1468. Elle compte parmi les très rares édifices gothiques de Haute Auvergne et mesure 30 mètres de long, 12 mètres de large et 11,35 mètres de haut sous la voûte. Le clocher est très particulier puisqu'il est quadrangulaire à sa base, puis octogonal.







Le village abrite également deux châteaux du XVe siècle, qui malheureusement ne se visitent pas. Le premier, le château de Lamargé, inscrit aux Monuments Historiques, se compose d'une tour carrée du XVe siècle siècle incorporée dans le corps de logis de la fin du XVIe siècle, de plan rectangulaire, cantonné de deux tours à chaque extrémité de sa façade sud. Au XVIIIe siècle, agrandissement de l'édifice sur l'arrière, et ajout d'une aile. Des communs du XIXe siècle et des terrasses d'époque classique l'entourent. A l'intérieur, décors d'époque dans l'aile du XVIIIe siècle, composés de boiseries peintes, dessus de cheminée, parquets en bois fruitier, plafonds à rosaces et corniches, décor menuiserie ; peinture. Le château se situe en plein bourg.







Le second château est le château de Palmont, qui a été remanié au XIXe siècle. Une aire de 290 hectares située autour du château est identifiée comme territoire important de reproduction pour trois espèces de chauves-souris : le vespertilion à oreilles échancrées, le petit rhinolophe et le grand rhinolophe. Cette zone est classée Natura 2000. Palmont : suivre Slers puis tourner à gauche au pont de Saingoux (direction Le Theil).



photo ilaca.info



Fontanges, c'est un cadre propice à la randonnée, avec notamment le sentier "en Val d'Aspre" qui remonte la vallée et offre un magnifique point de vue sur le Puy Chavaroche, et est jalonné de très belles maisons surmontées de toits en lauze, tourelles, pierres sculptées...
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Mer 16 Juin 2010 - 17:09

Pleaux

Aux confins des monts du Cantal et des plateaux Limousins, entre Dordogne et Maronne, Pleaux sommeille nonchalemment avec ses clochers, ses tours et ses vieilles bâtisses. Le bourg de Pleaux nous plonge dans son glorieux passé : maisons à tourelles, église Romane (2 statues classées M.H., vitrine d'émaux anciens etc...).


Alors tout d'abord, dit-on Pleaux ou Pléaux ? En 1973, le maire avait fait ajouter un accent afin d'écrire "Pléaux", orthographe qu'il pensait plus proche de la prononciation authentique et qu'on trouve encore dans des documents imprimés. La forme auvergnate est effectivement "Plèu". Mais il s'avère que les cantalous désignent plutôt la commune sans son accent.

Pleaux, autrefois Pleus et Pleux, en patois Pléou, a son nom dérivé du mot latin plebs, plebes, paroisse, église baptismale. D'après M. Charles Giraud, membre de l'institut, les villes ou villages, dont le nom commence par plé, plou, pleu, plo, doivent leur fondation à des moines.

Il y avait à Pleaux un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît, dont l'existence est établie de manière certaine vers le milieu du 8e siècle; il dépendait de l'abbaye de Charroux, près de Poitiers. Les moines installés à Pleaux trouvaient un embryon de cité autour de l'église-mère Saint-Jean. La présence providentielle de ces moines fit prospérer en tous points la cité; ils construisirent, créèrent, organisèrent autour d'eux pour le bien de tous. Leur monastère était la vaste maison "Duclaux" à machicoulis toute proche de l'église Saint-Sauveur. En 1095, le monastère eut un pensionnaire de marque en la personne de Saint Etienne d'Obazine, érémitique et fondateur de la célèbre abbaye.

Pleaux avait autrefois deux églises, en effet à l'époque paléochrétienne le baptistère était un édifice distinct de l'église et placé sous le vocable de saint Jean-Baptiste, ce n'est qu'à partir des 7e-8e siècles qu'il fut peu à peu remplacé par des fonds baptismaux installés dans l'église elle-même. L'une des églises, qui subsiste seule aujourd'hui, était dédiée au saint Sauveur. L'autre, détruite entre 1813 et 1817, était sous le vocable de saint Jean-Baptiste et s'élevait à environ 25 mètres de la précédente (suivant un compte-rendu des délibérations municipales qui mentionne le 16 janvier 1817 les décombres de l'église Saint-Jean). La mairie occupe l'emplacement de l'ancienne église Saint-Jean. Aux 17e et 18e siècles, ce sanctuaire, situé dans le cimetière, conservait encore les fonds baptismaux de la paroisse et était considéré comme l'église-mère primitive.




L'église Saint-Jean-Baptiste avait la forme d'une croix latine d'environ 20 mètres de long sur 17 de large et était séparée de Saint-Sauveur par un léger intervalle occupé par le cimetière (transféré en 1809 à son emplacement actuel, rue d'Ignole).

L'église Saint-Sauveur avait trois chapelles au Nord et deux au Midi. Le clocher meublé de quatre cloches se trouvait sur la sacristie et sur le choeur, la tour de l'horloge. Au bas d'une des chapelles, la dernière à gauche en entrant, est la sacristie. En 1793 la tour occidentale fut abattue jusqu'à la hauteur du toit, la deuxième tour ne dut son salut qu'à la nécessité d'avoir un point culminant pour l'horloge. L'église d'aujourd'hui a été reconstruite et remaniée à diverses époques, c'est en 1960 qu'une importante reconstitution lui a rendu son ancien caractère et son authentique beauté.




Partir à la découverte de Pleaux, c'est découvrir son patrimoine architectural avec ses vieilles ruelles, son église, ses anciennes maisons à tourelles vestiges de l'époque médiévale. C'est aussi découvrir la richesse de son patrimoine culturel avec son musée, ses expositions et ses festivités traditionnelles. Une page a été tout spécialement consacrée à notre cher poète pleaudien. C'est enfin découvrir un village et son terroir avec ses maisons paysannes, ses granges-étables, ses élevages de Salers tournés vers la production de lait qui sert à la fabrication de fromages (le Cantal) et la viande réputée et ses marchés de pays où l'on pourra se fournir en produits traditionnels du terroir.




>> Consulter la galerie photos de Pleaux
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Jeu 17 Juin 2010 - 9:40

Saint-Martin-Valmeroux

Saint Martin Valmeroux est un village situé dans la vallée de la Maronne. Cette vallée qui s'ouvre au pied ouest du Puy Mary, est orientée Est-Ouest. Elle est creusée dans les dépots volcaniques : brèches pyroclastiques, coulées pouvant parfois prendre un facies d'orgues basaltiques notamment sur le plateaux environnants comme celui de Salers.

Les maisons sont construites en basalte et couvertes de lauses, comme vous pouvez le voir sur les photos qui suivent.




L'histoire de Saint martin Valmeroux, agréable village d'Auvergne situé sur les rives de la Maronne qui lui a donné son nom -val maronae- est fort ancienne et très riche.

Cette cité, ancien siège judiciaire, offre aux visiteurs un véritable voyage dans le temps.

Elle possède une des plus jolies places de Haute-Auvergne. On peut y admirer de vieilles maisons à tourelles, une halle aux grains sur piliers comprenant encore une ancienne mesure à grains taillée dans la pierre, une église du XVeme siècle dont subsiste le clocher du XIIeme.

Du XIIIe au XVIIe siècle la ville fut le siège du bailliage des Hautes Montagnes d'Auvergne, avant que celle-ci n'échoie ensuite à Salers, sa voisine. Le château de Crèvecoeur, ruiné aujourd'hui, servait de prison où étaient enfermés les condamnés avant d'être exécutés au "Roc des pendus" tout proche.

Dès le début du XXe siècle, St Martin Valmeroux fut un centre de ganterie de luxe . La ganterie fondée en 1894 par Jean-Marie Chanut prospéra durant de nombreuses années et exporta alors des gants de luxe jusqu'aux Etats-Unis, notamment à Hollywood. Aujourd'hui en lieu et place de la maison originelle, siège l'entreprise Aris-Isotoner qui stocke, conditionne et commercialise gants, parapluies, ballerines.








Saint-Martin abrite deux châteaux que sont le château royal de Crèvecœur , siège du bailliage de Haute-Auvergne entre le XIIIe et le XVIIIe siècle ; et le château de Bezou, cédé par la famille del Peuch au Sieur Marion, puis aux Saint-Martial, seigneurs de Drugeac, comme coseigneurs de Saint-Martin, qui le conservent jusqu'en 1765, date à laquelle le Puech est acheté par le Sieur André de La Ronade, qui est déclaré émigré pendant la Révolution, tandis que sa mère âgée est arrêtée. Le domaine est saisi et vendu comme bien national.

La Halle du marché, ou halle aux grains, édifiée en 1838. Un marché s'y tenait tous les vendredis. Une pierre qui servait de mesure pour les grains est enchassée dans sa base. Cette "pierre mesure" d'un seul bloc a pour dimensions 1,75m de long, 0,50m de haut et 0,85m de profondeur. Elle est percée de trois trous en forme de cuvettes, chacune représentant une mesure : la première une quarte, la deuxième une demi-quarte et la troisième un quart. Des bouchons en bois fermaient les orifices.





L'église du XVe siècle est construite sur un édifice plus ancien dont subsiste le clocher du XIIe. ("tireur d'épines" au dessus-du porche ; tableau St Martin à l'intérieur)






La magnifique fontaine, érigée en 1921.




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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Mer 21 Juil 2010 - 14:38

Cheylade


Cheylade se situe sur les plateaux du versant nord des monts du Cantal c'est un village balcon qui surplombe la vallée de la petite Rhue, bordée à l'est par la planèze du Limon et à l'ouest par celle du Trizac.

Au Moyen Âge Cheylade qui s'appelait Chaszlada était une possession des seigneurs de Nonette, (près d'Issoire). Une église y fut construite et donnée à l'abbaye de Sauxillanges par Étienne I de Cheylade en l'an 1029. Cette église était dédiée à Saint Léger, mais laissa place à une nouvelle construction à partir du XIIe siècle. Au XIIe siècle les descendants des seigneurs de Cheylade prirent le titre de Comtour de Valrus.

La peste noire décima une partie de la population; La guerre de Cent Ans et les Guerres de Religion firent aussi payer un lourd tribut aux population locales. La seigneurie et les terres resteront sous la juridiction des évêques de Clermont jusqu'en 1592. Elles furent saisies comme bien nationaux sous la Révolution française, le château de Cheylade fut complètement rasé en 1884.


L'EGLISE SAINT LEGER


Église romane construite au XIIe siècle, remaniée au XVe siècle et XVIIe siècle. Elle est construite en rhyolite (pierre volcanique du pays) et recouverte de lauzes de phonolite ( une lave volcanique qui émet un son presque cristallin quand on la frappe). Le chevet et l'abside sont les parties les plus anciennes, le chevet s'ouvre par un arc triomphal qui s'appuie sur des colonnes sumontées de chapiteaux à feuilles d'acanthe. La statue de saint Léger date du XVe siècle On peut aussi admirer devant l'autel une croix de granit datant du Moyen Âge et au fond un bénitier et des fonts baptismaux du XVe siècle.






C'est le plafond qui est surtout remarquable, il date de la fin du XVIe siècle et est composé de 1386 caissons de bois polychromes, représentant des fleurs, des animaux, des personnages, des formes cabalistiques de facture naïve. On y trouve :

Arrow Des animaux : le chien, symbole de fidélité et de loyauté ; l'âne et le cheval, indispensables à la vie de tous les jours ; des poules et un renard, le renard représentant le démon ; la colombe, symbole de paix ; l'aigle ...
Arrow Des animaux fantastiques : la méduse gorgonne, qui représente les dangers de l'inconnu ; le basilic né d'un œuf de coq couvé par un dragon.
Arrow Des fleurs et fruits : rosacées, œillets, tulipes, tournesols, campanules, fruits de la vigne ...
Arrow d'autres motifs : cœurs, anges, cloches, fleurs de lys, et écussons d'armoiries.



LES CHATEAUX (circuit pédestre de 9 km)

Le Château du Puech est attesté dès le Xe siècle, agrandi au XIIe siècle, il est détruit au XVIe siècle. Son nom vient du Puech ("podium"), un dyke basaltique, sur lequel il a été établi. Il a donné son nom à une ancienne famille noble, puis par mariage à une branche de celle de Dienne, connue d'abord sous le nom de Del Puech ou Delpuech de Cheylade, puis à partir du XVIIIe siècle Du Puy de Dienne. Sur ses remparts restants, la famille de Henry Loubeyre a reconstruit une maison qui domine la vallée de Cheylade et qui fait face au château d'Apchon. Elle appartient toujours à un de ses descendants, le docteur Brunet. Toujours au rayon des ruines, il subsiste des restes du château du Sartre.

Il existe encore quelques chateaux qui ont survécu au poids des âges. C'est le cas des châteaux de Tissonières, d'Escorolles ou de Curières.


LE CHEMIN DES QUIROUX

Le chemin offre une succession de cairns élevés (181 au total !), les quiroux , qui permettaient au voyageur de traverser le plateau de Cheylade à Dienne et de s’y repérer par mauvais temps. Cela n’empêcha pas certains de s’y égarer au milieu de la tourmente et d’y laisser la vie (lieu-dit «la croix du gendarme ») et aujourd’hui encore, mieux vaut ne pas s’y aventurer par temps de brouillard. Aujourd'hui, les Quiroux (petits monticules de pierres) ont été redressés dans le cadre de l'aménagement du Chemin des Quiroux reliant Dienne à Cheylade, au nord du plateau du Limon.

Le Sentier des Quiroux se situe sur ce qu’on appelait autrefois la « route du sel » : en effet, les mulets transportaient les sacs de sel de l’Atlantique jusqu’à la vallée de l’Alagnon.

Ce chemin était dangereux, surtout par temps de brouillard ou d’écir, cette tempête de neige qui coûta la vie à de nombreuses personnes, dont un certain Gandilhon Gens d’Armes (poète né à Murat qui raconta la vallée de la petite Rhue, voir rubrique poèmes). C’était la seule voie de cette importance qui, à 1400 m d’altitude, reliait Valrhue (Cheylade) à Dienne. Elle continuait vers Murat et permettait de pénétrer dans le nord du massif du Cantal. Sans les quiroux (chirots en langue auvergnate et dialecte local, cayroux ou cayrons en langue celtique, appelés montjoies dans d’autres régions de France), il aurait été facile de s’y perdre.

Tout au long du Sentier des quiroux, il existe pas moins de 183 pyramides de pierres en basalte, dressées tous les 20 mètres environ, parfois jusqu’à une hauteur de 2 mètres. Celles-ci sont consolidées à la base par des roches pris sur place. En les suivant, on évite ainsi les « sagnes » (zones de tourbières humides) et autres pièges du plateau du Limon. Cela évite de se perdre.

Il faudra attendre la fin du XIXè siècle pour que les élus décident de relier Cheylade au reste du département par des voies meilleures.

Ces quiroux forment-ils un simple balisage de chemin ? Ont-il une origine plus ancienne ? Une signification religieuse ? Qui les a construit ? Quand ? Pourquoi ? Les historiens se posent les mêmes questions…













LES FOURS DE CHAVANON

Le village de Chavanon, sur le chemin des Quiroux, abrite plusieurs fours à pain. Chose rare quand on sait que les villages n'avaient autrefois qu'un seul four pour l'ensemble du village. L'un des fours peut être visité : il se situe à l'entrée du village, en venant du bourg de Cheylade.




L'ORATOIRE DU SARTRE

Oratoire central (18e s) inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, reste d'un château transformé en ferme (le chateau du Sartre, il possède une voûte pyramidale recouverte de boiseries peintes de 200 cases représentant un bestiaire. Son auteur est certainement le même que celui qui a orné l'intérieur de l'église de Cheylade.




L'OR BLEU

Cheylade est arrosée par la Petite Rhue, qui compte plusieurs cascades dont les très pittoresques cascades du Sartre et du Pont de la Roche. Entre ces deux sites, le lac des Cascades offre un panorama imprenable sur le Puy Mary.











SENTIERS DE RANDONNEE

La sapinière de Chauvier, une très belle randonnée pour admirer le paysage, approcher le volcanisme et découvrir la flore (sentier botanique illustré de mai à octobre). 4 km

Le chemin des Quiroux, qui passe à 1300 mètres d'altitude pour relier Cheylade à Dienne, dans la vallée voisine de la Santoire. Il est balisé de pierres dressées, les "quirous", destinés autrefois à guider les voyageurs. 10 km (aller simple).

Les cascades, un parcours très rafraîchissant, entre rivière, lac et cascades. Attention, l'accès aux cascades peut est difficile.

Les chateaux, un itinéraire à travers l'histoire des Seigneurs de la vallée : Château d'Escorolles, vestiges du Château du Sartre, Château de Curières, Château de Tissonière. 9 km.

Les ombrages, promenade en partie boisée, sur le versant ouest de la vallée. 9 km

Le lac des Cascades, promenade entre le lac, de bois du Christ et le village du Sartre. 4 km.
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Sam 25 Sep 2010 - 13:44

Mauriac

Située entre Dordogne et Volcans d'Auvergne, Mauriac est une ville d'art et d'histoire, riche de monuments historiques et de maisons anciennes.



Un peu d'histoire...

Mauriac est né d'un village constitué il y a plus de 2000 ans, au bord d'un ruisseau appelé rieu Mauri, affluent de la rivière l'Auze. Un bourg se constitue, dont on a des vestiges du 1er siècle, qui bat monnaie d'or sous l'intitulé du Vicus de Mauriac au VIIe siècle, à l'époque de la création d'un monastère dédié à Saint Pierre. Au IXe siècle le monastère bénédictin est cité dans une charte comme dépendant d'une abbaye de Sens. Mauriac siège d'un archiprêtré puis d'une prévoté, confirme son statut de ville-centre de Haute Auvergne à l'époque moderne, un collège de Jésuites s'y installe au XVIe siècle. L'Intendant d'Auvergne nomme un subdélégué à Mauriac au XVIIIe siècle, fonction que le Consulat transformera en Sous-Préfet d'arrondissement après une période révolutionnaire plutôt intense. La sous-préfecture est ensuite confirmée. La ville s'étend au XXe siècle, accueille des activités, se mue en pôle commercial et artisanal. De nouveaux services publics y sont installés ainsi qu'un lycée d'enseignement professionnel. Un Village de vacances puis un plan d'eau artificiel comportant une base de loisirs et un golf, confortent les attraits touristiques de la cité.


Patrimoine

La Basilique romane Notre Dame des Miracles
Bel édifice de style roman auvergnat entrepris au XIIe siècle et repris au XVIIe siècle remarquable par sa taille, son portail languedocien bien sculpté, avec un Christ en mandorle et la qualité du mobilier de style baroque ajouté au 18è S. Très bel autel. La chaire et la cuve baptismale romane sont inscrites à l'inventaire ainsi qu'une vierge à l'oiseau du XVIè siècle.









>> Voir l'article passionnant de Vince (africantal)





Les vestiges du Monastère Saint Pierre
Construit au XIIe siècle à l'emplacement d'un monastère carolingien reprenant lui-même le site d'un édifice mérovingien du VIe siècle dépendant de l'abbaye Saint-Pierre-le-Vif, et avant lui un temple païen, ce monastère bénédictin a été modifié à plusieurs reprises. Désaffecté, il est vendu par lots séparés comme bien national à la Révolution, qui abat le clocher de l'église abbatiale et précipite ainsi sa ruine totale. Les vestiges les plus intéressants, dont la salle capitulaire, ont été achetés en 1984 par la municipalité à des particuliers et restaurés avec le concours du ministère de la Culture. Il est possible d'en avoir une vision complète en faisant le tour du vaste bâtiment qui a hébergé plus de 30 moines.





L'ancien Collège de Jésuites (lycée actuel)
Ce Collège a été créé en 1563 grâce à un legs testamentaire de Mgr Guillaume Duprat, évêque de Clermont, fils de François Duprat Chancelier de France. Destiné à l'enseignement dispensé par l'ordre des Jésuites, il a été étendu et reconstruit au XVIIIe siècle, recevant à cette occasion un magnifique portail de facture antique, avec des colonnes, et une chapelle de style baroque avec un beau retable.





L'Hôtel d'Orcet (actuelle sous-préfecture)
Construit au XVIIIe siècle à partir d'une tour restaurée du XVe siècle par un receveur des tailles, Gabriel de Viger d'Orcet, L'hôtel particulier éponyme comporte notamment un beau salon d'apparat avec deux superbes tapisserie d'Aubusson XVIIIe siècle siècle de style galant représentant des jeux de plein air : jeu du cheval fondu et jeu de la main chaude. Voir aussi les boiseries de la salle à manger et l'escalier de la tour qui mène au 1er étage. Le bâtiment héberge la Sous-Préfecture.





Beaucoup de batiments non classés ni inscrits sont intéressants, dont notamment l'hôtel de ville du XIXe siècle et des maisons particulières du XVIIIe siècle sur la place Pompidou et le Bd Monthyon, qui comporte par ailleurs une belle fontaine de cette époque avec un vibrant éloge de l'intendant Monthyon par Marmontel au nom de la ville reconnaissante.


L'Hôtel de Ville





Autre curiosité remarquable, un vestige d'enceinte à Alba.


Le lac du Val Saint-Jean et sa base de loisirs






>> Voir plus de photos




Sources : Wikipédia, ALT du Grand Pays de Salers
Images : Wikipédia, Flickr,
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Ven 12 Nov 2010 - 11:56

Marcolès



Le Bourg, médiéval et typique du sud Cantal, est construit de pierres de granit et couvert de tuiles canal ou de lauzes. Il y subsiste deux portes médiévales qui donnent accès à la rue longue, et une poterne. Le bourg a gardé sa typologie de l'époque médiévale, avec un parcellaire très serré, et des petites ruelles appelées "carrierons". L'église Saint Martin, batie aux XIIIe et XVe siècles, est remarquable, tout comme ses groupes de statues de pierre polychromes du XVIe siècle.

Chaque année, plusieurs grands rendez-vous festifs permettent de découvrir le village sous un autre jour. A commencer par les Nuits Musicales, vers la fin-juillet. Celles-ci ce présentent sous la forme de spectacles déambulatoires faisant la part belle aux contes traditionnels, accompagnés de créations musicales, dans les "carrierons" où l'éclairage et la décoration créent une ambiance unique. Ces "Nuits de Marcolès" se veulent une animation très conviviale pour le plaisir de chacun, de 7 à 77 ans.

L'on citera également le Critérium cycliste professionnel de Marcolès, début août, qui réunit à chaque fois de grands champions français et internationaux, ayant pour certains participé au Tour de France quelques jours plus tôt. Au 15 août, Lez'arts dans la rue fait la part belle aux arts vivants.







Les toits de Marcolès évoquent plus le Midi que l'Auvergne, car ils sont en tuiles romaines et sont moins pentus que les toits auvergnats traditionnels couverts de schiste. On se trouve entre montagne Auvergnate, Quercy et Rouergue.

Autre différence, les marcolésiens parlent l'occitan languedocien et les noms des rues sont écrits en deux langues (oc et oïl). Même le climat, avec ses étés chauds et secs, vous joue une douce musique du Sud.






Protégée par une ceinture de XIIIe siècle, le cœur du village en rond est traversé d'une grande rue principale, accessible par une porte de ville à chaque extrémité. C'est au fil de cet axe que se trouvent les maisons des notables et des grands commerçants. Les demeures y sont grandes, longues et dotées de caves voûtées utilisées comme entrepôt pour les marchandises (le commerce était florissant pour le bourg situé juste à une journée de marche de Figeac et d'Aurillac).

Les grandes maisons sont restées intactes, car souvent gardées dans un giron familial. Dans les ruelles adjacentes se serrent des maisons plus modestes, conçues pour abriter au premier niveau l'étable ou la soue et un poulailler avec, au second étage l'habitation. Un temps délaissées, ces petites constructions ont trouvé une nouvelle vie comme habitat secondaire ou même principal, grâce à leur charme authentique et à la beauté de leurs matériaux. Mais aussi à des éléments typiques de la Renaissance comme les fenêtres à meneaux. Le curieux cherchera aussi en l'air les signatures des tailleurs de pierre.

Ce village de six cent habitants, dont un centaine dans le cœur historique, vit surtout des ses exploitations agricoles (une soixantaine d'agriculteurs et d'éleveurs de bovins), mais aussi des artisans (on y trouve tous les corps de métiers) et de ses commerçants.











Le patrimoine bâti du village a été remis en valeur dès les années 1980, dans la foulée d'une restauration menée par la ville pour créer une salle des fêtes. La réalisation avait tellement séduit les habitants que nombre d'entre eux se lancèrent à leur tour dans l'aventure.

Respectueux de l'architecture existante, des volumes, des matériaux, des couleurs, chacun a peu à peu redonné au village ses lettres de noblesses. C'est là, en effet, que réside tout le cachet de cette ville : dans l'harmonie d'un bâti bien valorisé par l'absence de tout réseau électrique aérien.


Sources : marcoles.fr, wikipedia.fr, auvergne-centrefrance.com
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Mer 24 Nov 2010 - 11:02

Montsalvy

Bourg médiéval de 900 habitants, situé à l'extrême-sud de la Châtaigneraie cantalienne, Montsalvy ouvre ses portes sur la vallée du Lot et la région Midi-Pyrénées, et comble les amoureux des vieilles pierres : halle, abbatiale du XIe siècle, salle capitulaire abritant un trésor d'art sacré et réfectoire des moines (où se tiennent des expositions)... Grâce à un parcours flêché, il est possible de découvrir les ruelles de manière autonome ou accompagné d'un guide.











1. Château de Montsalvy
2. Porche médiéval (Porte d'Entraygues ou porte sud)
3. Réfectoire des Moines
4. Cloître Saint Gausbert
5. Chevet roman
6. Maison de tisserand (culture de la laine et du chanvre)
7. Fin du Monde (petite place se terminant en impasse, d'où son nom)
8. Fontaine "Lo Grifol" ("la griffe" rejetant l'eau)
9. Porche fortifié (Porte d'Aurillac ou porte nord)
10.Maison à pans de bois (ou à colombage)
11.L'échauguette (communément appelée "la tourelle")
12.Abbatiale XI et XIV

>> En savoir plus sur ces sites

Le village accueille chaque année la Fête des Paniers qu a lieu traditionnellement le dernier samedi du mois de juillet avec au programme des stages de vannerie, plus de 50 exposants, des animations et des dégustations de produits régionaux. L'autre événement phare de la saison est la Ronde de la Châtaigneraie, course à pied à relais, au mois de novembre.























Sources : montsalvy.fr, villagesdefrance.free.fr, hotel-lion-or.fr, tourisme.fr, Office de tourisme de Montsalvy
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Mer 12 Jan 2011 - 10:20

Maurs la Jolie
"C'est déjà le Midi"



Située aux confins du Rouergue, de la Châtaigneraie et du Quercy, Maurs-la-Jolie est surnommée "la petite Nice du Cantal" en référence à la douceur de son climat. Maurs est une ville méridionale de plus de 2 000 habitants dont les toits rouges tranchent avec la verdeur de la campagne environnante. Autour de son Abbatiale, la cité a conservé la forme ronde que lui avaient donné les remparts et qu’emprunte aujourd’hui le Tour de ville, un boulevard établi sur des douves comblées en 1774.

Le patrimoine maursois est riche et varié. Les ruelles chargées d'histoire du centre bourg nous amènent à contempler l'architecture moyenâgeuse de certains bâtiments, de nombreuses maisons à colombages y sont toujours présentes.
L’Abbatiale Saint Césaire (14e siècle), gothique, fut l'église d'une abbaye de Bénédictins. Avec son buste reliquaire, véritable chef d’œuvre d’orfèvrerie et les statues de bois et stalles sculptées (15e-16e s.), elle mérite qu'on y fasse une halte (Monument Historique). Après avoir visité le centre-ville, une balade s'impose sur le sentier botanique de Sénergues, au départ de Saint-Etienne-de-Maurs ; et autour de l'étang du Fau (moulin à eau). Ou bien, une escapade au Musée Pierre Micquel, qui expose un ensemble de pastels, aquarelles, dessins, huiles, lavis (entrée libre). Un ensemble de pressoirs à vis et à leviers de 1830 (huile de noix, cidre) sont également dignes d'intérêt. Entre temps, vous aurez déjeuné à Maurs et goûté à l'une des spécialités locales : tripoux, estofinado (plat à base de morue séchée, de pommes de terre et d'huile de noix), choux farcis, cèpes, truites, salaisons d'Auvergne, châtaignes...








>> Découvrir l'histoire de Maurs



Chaque année au mois d'avril et ce depuis 1986, Maurs est le théâtre de la Foire au matériel agricole, où sont exposées les dernières nouveautés : machines, motoculture de plaisance, motos, véhicules de tourisme... C'est également le moment pour les amateurs de jardinage de faire leurs courses et de demander conseils pour leurs plantations. Particularité de cet événement, tous les restaurateurs proposent un menu "tripoux" aux visiteurs.


En octobre, les Rencontres des Métiers de l'Artisanat d'Art promeut l'artisanat local au travers d'expositions, démonstrations, animations musicales... Les dernières éditions avaient tour à tour pour thème la poterie, les tailleurs de pierre ou encore le bois, le cuir et le verre.

Mais Maurs, ce sont aussi et surtout ses grandes foires chevalines qui rythment l'année (mars, avril, mai, octobre).
Foire d'Hiver : jeudi 3 mars 2011
Vente de chevaux de Loisirs et de Sport : samedi 2 avril
Foire de Printemps : jeudi 5 mai
Foire d'Automne : jeudi 27 octobre








Crédits photo : le-cartographe.net, wikipedia.fr, ville-maurs.fr, panoramio.com, foirescheval-maurs.com
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Jeu 20 Jan 2011 - 10:53

Vic-sur-Cère
Pionnière du tourisme cantalien





Aujourd'hui, nous partons en vallée de la Cère, précisément à Vic-sur-Cère, principale ville du Carladès avec 1960 habitants en 2007. Successivement appelée Vic-en-Carladès jusqu'à la Révolution française puis Vic-les-Bains dans les guides touristiques du XIXe siècle, la ville tient son nom d'un ancien vicus mérovingien, siège de la viguerie auvergnate du Carladez. On lui redonne le nom de Vic-sur-Cère sous la Révolution française lorsque la circonscription du Carladès est supprimée au profit d'Aurillac.

Vic apparaît comme une pionnière du tourisme cantalien, puisque l'Office de tourisme de Vic fut crée en 1909. Elle fut à l'époque surnommée la "Suisse auvergnate".


A l'instar de Chaudes Aigues, Vic-sur-Cère est célèbre pour le thermalisme. Au XIXe siècle, cette pratique est en plein essor, plusieurs guides mentionnent la source et les eaux de Vic qui sont froides (12 °C), ferrugineuses, gazeuses, bicarbonatées et sodiques, et ont d'autant plus de succès que la Compagnie des chemins de fer d'Orléans construit une ligne de chemin de fer et deux grands hôtels dont elle fait la promotion: l'un au Lioran, l'autre sur le versant sud qui domine la vallée. Après la Première Guerre mondiale, le thermalisme va peu à peu subir la désaffection générale pour les cures. Plusieurs hôtels fermeront, mais la commune en compte aujourd'hui encore 11 ! Par ailleurs, comme bon nombre de villes thermales, Vic-sur-Cère compte un casino.




Un riche petit patrimoine


Malgré l'attrait du patrimoine naturel environnant, avec en toile de fond les monts du Cantal, le Pas-de-Cère et la cascade du Failltoux à Thiézac ; la commune mérite qu'on y fasse un pause. Au travers des ruelles, plusieurs bâtiments suscitent la curiosité : l'ancien hôtel des princes de Monaco , qui est une belle demeure en lave datant du XVe siècle, la maison natale du Conventionnel Coffinhal, qui remonte elle au XVIIe siècle, la Maison des eaux minérales, ancien établissement thermal qui est devenu un musée.






Incontournable, l'église Saint-Pierre. Citée en 1080, elle fut dans un premier temps un prieuré dépendant de l'Abbaye d'Aurillac. Détruite, sans doute lorsqu'en 1261 le sire d'Apchon descendit de ses montagnes avec les paysans du Falgoux pour piller la haute vallée de la Cère, elle fut reconstruite dans un style encore roman, avec un clocher octogonal, typique des églises du Carladès. Détruite une seconde fois par les Anglais pendant la fameuse guerre de Cent Ans, elle fut reconstruite par Bonne de Berry et son fis Bernard VIII d'Armagnc, en conservant son clocher, son choeur et 52 modillons romans de l'église d'origine. Leurs armes se trouvent sur les clefs de voûtes des 3e et 4e travées. Au XIXe siècle, sa nef a été élargie au cours d'une grosse campagne de travaux qui a réuni par des arcades les six chapelles latérales pour créer des collatéraux agrandissant la nef.

Enfin, pour rester dans le registre de la religion, l'on peut citer la présence de la statue de Notre-Dame de la Vallée ou de Sion.





Infos complémentaires sur http://www.vicsurcere.com




Sources texte/photo : flickr.com, panoramio.com, wikipedia.fr, villagesdefrance.free.fr, vicsurcere.com, vivre-en-carlades.com, collection personnelle


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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Mer 26 Jan 2011 - 17:04

Murat
Le carrefour de la Haute-Auvergne




Murat. Située à l'est du Massif Cantalien, dans la vallée de l'Alagnon, elle est entourée par trois rochers basaltiques qui sont les vestiges d'anciennes cheminées volcaniques : le rocher de Bredons, qui soutient la très belle église Saint Pierre ; le rocher de Bonnevie où se trouve la statue de Notre-Dame de la Haute-Auvergne et anciennement un château (détruit au XVIIe siècle), et le rocher de Chastel.








Laissez votre voiture au pied de la ville et montez vers la partie médiévale, en suivant le circuit "Vieille ville". Murat compte de nombreuses maisons médiévales et renaissance, dont sept bâtiments protégés, inscrits à l'Inventaire des monuments historiques : le Pavillon des Halles (en face de la collégiale), bel exemple des constructions à charpente métallique du XIXe siècle ; la collégiale Notre-Dame des Oliviers (place Gandilhon-Gens-d'Armes), construite entre le XIIe et le XIVe siècle ; l'ancienne maison du baillage (place Gandilhon-Gens-d'Armes), maison du XVIe siècle, témoin important du passé historique de Murat, présentant une maçonnnerie en pierres volcaniques jointoyées à chaux ; la maison style renaissance (place Marchande), qui présente un bel appareillage de pierres taillées dans du trachyte ; le tribunal (rue du faubourg Notre-Dame), ancien couvent des Dominicaines enseignantes de Sainte Catherine de Sienne, reconstruit après l'incendie de 1771 ; la maison consulaire (rue du faubourg Notre-Dame), dont la façade de la fin du XVe siècle est coupée par deux bandeaux aux tranches moulurées en doucine ; la ferme de la Pradal, le Prieuré Sainte-Thérèse ou encore la Maison de la faune, musée situé dans un ancien hôtel particulier du XVIIe siècle et dont les collections illustrent la richesse de la faune locale et exotique.












Deux grands rendez-vous marquent l'année festive à Murat : le Festival Mondes Croisées (musiques et danses du monde) en août et la Fête du Cornet, spécialité gastronomique locale, au mois de septembre.















Pour se quitter... Voici une légende ayant trait à la ville de Murat, carrefour historique de Haute Auvergne.

Sur la route de Saint Jacques de Compostelle, Saint Dominique, injustement accusé de vol, fut pendu à La Calzada.
Or, son père averti en songe, reçut ordre d'aller le chercher (Dominique était encore vivant).

Le Malheureux se mit en route et arriva à La Calzada un jour où les autorités étaient en banquet. On se gaussa de lui car son fils était pendu depuis plus d'un mois. Le vieillard insista : « Dominique était vivant comme le coq rôti qui était sur la table. » Le coq rôti, aussitôt s'envola. Émus par ce prodige, les convives se levèrent de table. En hâte, on courut au gibet. Dominique était bien là, vivant et bien portant.

Dans l'Église de Murat, un tableau de l'École espagnole du XVIIe siècle retrace cet épisode. Dans ce tableau offert sans doute par un émigrant, on retrouve les grands faits de cette légende : l'arrestation de saint Dominique, le banquet et la résurrection du coq, les fourches et le pendu réconforté par un ange...


>> Voir plus de photos de MURAT


photos : collection personnelle + Wikipedia.fr
textes : Office de tourisme de Murat, Wikipedia.fr


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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Mar 1 Fév 2011 - 10:09

Saint-Flour
Capitale historique de la Haute-Auvergne



Du haut de son éperon basaltique (900 m) à l'extrémité d'une planèze née de l'éruption du plus vaste volcan d'Europe, Saint-Flour privilégie d'un cadre historique et naturel d'exception ! Cité millénaire, l'histoire de Saint-Flour commence au IVe siècle avec la venue de l'évangélisateur Florus. Evêché, place forte, lieu d'échanges entre l'Auvergne et le Languedoc : la capitale historique de la Haute Auvergne témoigne d'un passé prestigieux qui se découvre au gré des ruelles médiévales. Derrière l'austérité de la pierre volcanique, on découvre un patrimoine architectural important : les portes fortifiées et vestiges de remparts, la cathédrale et son christ noir, l'ancien palais épiscopal qui abrite aujourd'hui le musée de la Haute-Auvergne (histoire régionale), le musée d'art et d'histoire Alfred Drouet (antiquités et objets d'arts) dans la maison consulaire avec sa très belle architecture Renaissance, ses fenêtres à meneaux, ses gargouilles et médaillons en saillie, la maison du gouverneur, autre lieu symbolique du pouvoir.

>> Voir aussi : le musée postal d'Auvergne.



Patrimoine architectural, gastronomique mais aussi festivités : les fêtes de Saint-Flour en juin ; le festival des Hautes Terres, rencontres des cultures de montagne en juin ; la fête de la Saint-Christine en juillet ; le festival d'art contemporain Chemin d'Art en juillet/août ; la Festa del Pais fin octobre, qui livre son terroir, ses savoir-faire et ses hommes à travers un des plus importants événements festifs de la région Auvergne ; l'Etape Sanfloraine (cyclosportive) en août, et en 2011 l'accueil d'une étape du Tour de France...




L'âme gothique

Proclamée Capitale religieuse de la Haute Auvergne en 1317, la cité fera édifier l'actuelle cathédrale au XVe siècle, sur les ruines du prieuré fondé par Odilon de Mercoeur, abbé de Cluny (XIe s.). Des travaux d'embellissement des XVIIe – XVIIIe siècles aux restaurations du XIXe, cet édifice demeure un des ouvrages les plus remarquables du patrimoine religieux de l'Auvergne. Au-delà du travail de la pierre volcanique, l'intérieur offre au visiteur un ensemble d'oeuvres et d'objets d'art qui complète l'histoire de son évolution architecturale : fresques de l'Enfer et du Purgatoire (XVe s.), le “Beau Dieu Noir”, christ originellement polychrome du XIIe s., le Grand Orgue... La visite de cet édifice en pourrait se concevoir sans celle de la salle capitulaire qui présente le trésor aux côtés des portraits des évêques.




Pas de ville haute sans ville basse !

Si l'histoire a pris racine sur le promontoire basaltique, on a trop souvent négligé la place primordiale de la ville basse, surnommée “le faubourg” par les Sanflorains. Les anciens faubourgs prenaient naissancee sous les remparts et couraient le long de l'Ander, développant ainsi les activités économiques liés à la présence de l'eau telles la tannerie ou la manufacture des tissus. Derrière l'Eglise Sainte-Christine, le Pont Vieux est un des plus anciens monuments de la ville basse. L'histoire de ce pont médiéval est liée à la Recluserie de Saint-Flour, attestée dès 1371. Les recluses se faisaient volontairement enfermer dans un cachot en encorbellement sur l'Ander afin de protéger la ville par leurs prières.




Du chemin des chèvres aux remparts...

Par delà le Pont Vieux, derrière l'église Sainte-Christine, on trouve les escaliers du chemin des Chèvres pour accéder à la ville haute. Sur le chemin, de magnifiques points de vue sur le plateau de la Chaumette et sur les vestiges des remparts. Saint-Flour, cité souvent assiégée mais jamais conquise. Anglais, routiers et huguenots échouèrent tous devant les murs de la ville, devant les hautes falaises du promontoire ou à l'Ouest devant le double rempart. Il est tout de même remarquable de voir aujourd'hui combien le très riche passé militaire et guerrier de Saint-Flour se lit encore dans la disposition des rues et dans le caractère de l'architecture médiévale, illustrant ainsi parfaitement depuis des siècles la célèbre devise “Nul en me prît de force que le vent”.



Sur la morne planèze, étendant ses bruyères
Le matin gris succède, à la nuit ténébreuse.
La brume se dissipe, aux confins des vallées.
C'est alors qu'apparaît, l'âpre Cité du Vent...

Camille Gandilhon-Gens d'Armes
Traducteur, critique littéraire et poète français
Murat (1871) – Bordeaux (1948)




Au détour des rues...

Arrow Maison du Gouverneur, Monument Historique
Arrow Remparts et anciennes portes médiévales
Arrow Pont de la Recluse
Arrow Orgues basaltiques, témoignant de l'ancienne activité volcanique auvergnate
Arrow Le Chemin des chèvres, qui permet de relier à pied la ville haute aux anciens faubourgs de la ville
Arrow La Place d'Armes
Arrow Le Monument Georges Pompidou, en l'honneur du Président de la République né à Montboudif
Arrow Le Pont Vieux, sur l'Ander, en ville basse et son histoire liée à la Recluserie, inscrit MH




Arrow Cathédrale Saint-Pierre MH : cathédrale gothique du XVe siècle, symbole de la capitale religieuse de la Haute-Auvergne qu'est Saint-Flour.
Arrow Halle aux bleds : collégiale gothique du XIVe siècle ayant servi de halle pour le commerce des grains de la Planèze au XIXe siècle. Elle a été réhabilitée entre 2005 et 2008 : depuis une rosace impressionnante attire tous les regards, de même que la sculpture d'un arbre de Jessé
Arrow Église Sainte-Christine
Arrow Église Saint-Vincent MH : de style gothique, elle reflète l'importance de la religion au Moyen Âge à Saint-Flour et a été un lieu privilégié dans la ville, en témoignent ses diverses utilisations : couvent des Jacobins puis tribunal, temple maçonnique et monastère de la Visitation




Légende. Par Volzac, on arrive droit sur la vieille ville de Saint Flour, par les orgues. Il s'y rattache la légende de « la main de St Flour ». L'évêque Florus, poursuivi par les païens, ouvrit un passage en frappant le rocher de sa main.






Sources
Les Plus Beaux Détours de France, Michelin, Editions des Voyages, 2002
Guide d'accueil Pays de Saint-Flour, 2003-2004
Office de tourisme de Saint-Flour
Photos : Isatis15 (collection du forum), wikipedia.fr, plusbeauxdetours.com, kiwiFR et jeanjacquesfabre on flickr.com
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Dim 13 Fév 2011 - 16:05

Aurillac
Capitale du Cantal





Au pied des monts du Cantal, la préfecture du Cantal culmine tout de même à 631 m d'altitude, ce qui explique les fraîches températures qu'on lui connaît en hiver. La meilleure occasion de découvrir cette ville est de s'y rendre durant le Festival de théâtre de rue, à la fin du mois d'août, qui est reconnu comme l'événement culturel phare du département ainsi que la référence en matière de spectacles de rue. Par ailleurs, au mois de juin, les Européennes du Goût mettent la gastronomie à l'honneur.




Les berges de la Jordanne. Il ne faut pas se fier aux apparences, l'affluent de la Cère est capricieuse, mais s'offre un répit dans le centre-ville d'Aurillac.


Ville historique, ville de patrimoine et d'authencité, Aurillac a traversé les siècles en gardant son âme. Ses jardins ombragés, son Square dont la végétation se fait oeuvre d'art, ses maisons plusieurs fois séculaires, ses hôtels particuliers, ses témoins de la ville abbatiale, l'écrin de verdure où elle se love sous le soleil ou les frimas lumineux, sont autant de jalons pour une balade entre hier et demain.



Église Saint-Géraud d'Aurillac, XVe et XVIe siècle




Église Notre-Dame-aux-Neiges, ancienne chapelle du couvent des Cordeliers (XVe siècle)




Église du Sacré-Cœur, construction du XXe siècle, avec un curieux chemin de croix taillé dans la pierre



Chapelle d'Aurinques (XVIe siècle)



Château Saint Etienne



Le théâtre d'Aurillac (ISMH)



La mairie d'Aurillac (ISMH)



L'ancien présidial d'Aurillac (ISMH)



L'ancienne Maison consulaire



Le Palais de justice



Les vestiges de l'hôtel abbatial Saint-Géraud



Gerbert d'Aurillac, ou Silvestre II, pape de 999 à 1 003.



Et aussi :
Église Saint-Joseph-Ouvrier
L'ancien collège des Jésuites d'Aurillac (MH)
Museum des Volcans
Musée d'art et d'archéologie




La DISTILLERIE Louis COUDERC fut créée en 1908 à Aurillac. Depuis la fabrication des liqueurs a été conservée dans le respect de la tradition familiale, rue Victor Hugo. Nous maintenons ainsi la qualité réputée de nos produits. De la gentiane aux châtaignes, en passant par les framboises, noisettes, pommes, myrtilles et prunelles : CREMES, LIQUEURS et EAUX DE VIE s'offrent à la dégustation avec des saveurs recherchées qui rappellent la nature.




Aurillac, c'est aussi la capitale du parapluie ! La moitié des parapluies français sont fabriqués à Aurillac, chez Piganiol, Dalbin Parapluies et Sofrap. Ces trois entreprises ont créé un label, "L'Aurillac", garant du respect de la tradition et du savoir-faire aurillacois, mais aussi résolument tourné vers l'avenir et l'innovation.


Illustration Victor Fonfreide : les berges de la Jordanne










Sources



Office de tourisme du Pays d'Aurillac, Distillerie Couderc, ville d'Aurillac
Photos : canalmonde.fr, geo.cybercantal.net, distillerie-couderc.com, wikipedia.com, athle.com, de.structurae.de, storage.canalblog.com, collection du forum
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Mer 16 Fév 2011 - 11:29

Salers
L'atout charme du Cantal



Salers, site protégé, l'un des "Plus beaux villages de France" et "Site remarquable du goût", est située au bord d'un plateau à 950 m d'altitude, surplombant la vallée de la Maronne, à l'ouest du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne. Le village, sans aucun doute l'un des plus attirants de la région, compte 22 immeubles classés ou inscrits à l'inventaire supplémentaires des Monuments historiques. Un patrimoine bâti à découvrir au hasard de ses ruelles : le village garde intact son passé militaire et judiciaire avec un ensemble rare de remparts et de vieux hôtels...

Salers a la particularité d'avoir donné son nom à une race bovine, un fromage ainsi qu'une liqueur à base de racine de gentiane.


La population sagranière atteint près de 1500 âmes au début du XIXe siècle. Aujourd'hui, l'on compte moins de 400 habitants en période hivernale. Le village accueille environ 400 000 visiteurs chaque année.

Dix siècles d'art et d'histoire

Il est fait mention des le XIe siècle des barons de Salers, ces fiers chevaliers qui participèrent aux 1e et 7e croisades. Sous la protection du château, une agglomération se forma ; plusieurs fois pillée, rançonnée, ses habitants obtiennent en 1428 l'autorisation de fortifier la partie haute de la cité et pourront résister aux assauts des huguenots et des ligueurs.

En 1550, Henri II établit à Salers le siège du baillage royal des montagnes d'Auvergne. Ces nobles magistrats édifient aux XVe et XVIe siècles les superbes demeures Renaissance que l'on peut encore admirer aujourd'hui. Pierre Lizet devient le premier président du Parlement de Paris. Jean de Vernhes est conseiller d'Henri IV.

En 1666, le Baron François de Salers est condamné à mort pour crime odieux commis sur un de ses vassaux et le château féodal est rasé sur ordre de Louis XIV.

La révolution supprime le baillage, clûturant cette longue période judiciaire.

Au XIXe siècle, Tyssandier d'Escous, passionné d'agronomie, sélectionne la race bovine "salers", à robe rouge, renommée pour robustesse et la qualité de sa viande. Ses sujets d'élite sont exportés jusqu'en Australie et aux Amériques.



Un patrimoine bâti remarquable dans un cadre naturel d'exception

Les bâtiments publics comme les maisons des Sagraniers sont bâties en pierre volcanique noire, typique de la région. Parmi les lieux remarquables, on peut citer :

Arrow la Place Tyssandier d'Escous, dédiée au rénovateur de la race Salers, entourée de maisons Renaissance dans le plus pur style de la Haute-Auvergne, cette place (aussi place de la mairie) présente en son centre un buste de l'agronome qui succeda à l'ancienne halle à grains qui servait sous l'Ancien régime pour la mesure des grains avec des niveaux sur chaque pilier.

Arrow la maison dite du Bailliage, ayant été la propriété de la Famille Sevestre, portant des traces des meneaux arrachés des fenêtres pour raisons fiscales, elle fut également la propriété de la famille Mossier.

Arrow la maison de la famille Chazette de Bargues avec un balcon en pierre de lave du XVe siècle orné de sculptures. Cette maison est la première dans la « rue des nobles ».

Arrow la maison dite des Templiers qui accueille le musée de Salers : mobilier ancien et costumes issus de la maison Dolivier, chasubles, aubes et étoles en provenance de la sacristie, matériel d'affinage du fromage mais également expositions d'art contemporain, la dédicace d'une œuvre abstraite de Jean-Edern Hallier, écrivain, polémiste et ami du notaire de la ville, Maître Fenies, visite de l'ancienne pharmacie de Salers (apothicaire de la rue du Beffroi),

Arrow la Maison de la Ronade, dont les fondations datent du XIIIe siècle. Bâtisse de la famille du même nom, elle est aujourd'hui visitable et Philippe Garrigue, un descendant, est l'historien du village.

Arrow la porte du Beffroi et la porte de la Martille qui sont les derniers vestiges de l'ancien rempart médiéval.

Arrow la chapelle dite « Lizet » qui s'avère être la chapelle de la mission diocésaine devenue depuis maison de retraite, une exposition permanente y est organisée : Salers, regards sur la peinture et la sculpture. Cette chapelle date du XVIIIe siècle, époque à laquelle les procédures foncières ont permis aux missionnaires diocésains de s'établir à Salers.

Arrow le Beffroi de Salers, XVe siècle, il domine la rue commerçante du même nom, c'était l'un des quatre points d'accès de la cité.

Arrow l'Hospice Lizet, il est dissimulé par le Beffroi et abrite un artisan d'émaux. C'est le premier hospice de Salers, fondé par Pierre Lizet, premier Président du Parlement de Paris au XVIe siècle.

Arrow L'église Saint-Matthieu est une reconstruction de la fin du XVe siècle, mais le portail rappelle le reste de l'église romane qui la précédait, néanmoins intégralement restaurée à la fin du XIXe après que la foudre fut tombée dessus. Parmi les ornements, des tapisseries du XVIIe siècle, dont une est le « Serment de Montmartre », acte fondateur de la Compagnie de Jésus par Saint Ignace de Loyola, ainsi qu'une Mise au tombeau polychrome datée de 1495, offerte par le père Géraud Vitalis pour la reconstruction et la consécration de l'Église.

Arrow La chapelle Notre-Dame-de-Lorette se trouve à l'est, en direction de la montagne, vers Malprangère. Elle date du XIXe siècle, d'un style néo-byzantin particulier, elle fut bâtie sur les restes de la chapeloune voulue par un seigneur de Salers, datant des alentours de 1450 et source d'un pèlerinage local dont les archives attestent de guérisons.

Arrow l'esplanade de Barrouze est l'un des plus beaux points de vue du village, avec un aperçu de la vallée de la Maronne et du Puy Violent.














Plusieurs événements se déroulent au cours de l'année à Salers. Parmi eux, ne pas manquer le Salon des Sites remarquables du goût et la Pastourelle (randonnée pédestre et VTT) en mai, la Fête de l'été et du casse-croutes au mois de juin, ou encore le Marché de potiers en août et le Marché du Nouvel An fin décembre.







"C'est la cité moyenâgeuse et montagnarde,

Taillée en pleine lave, au coeur du Haut Pays,

Et qui, depuis mille ans, sur nos monts et nos Puys

Sentinelle toujours debout, monte la garde"


Arsène VERMENOUZE


"Ce songe

obscur de palais,

de fontaines

et de jardins suspendus"


Henri POURRAT







Les Burons de Salers (maison du fromage, de la vache et de la gentiane) se trouvent sur la route du Puy Mary. Ce musée avec projection vidéo raconte notamment la fabrication du fromage, vous le fait déguster, le tout dans un cadre tout à fait authentique.

D'autres photos ?
http://www.cantal-leforum.com/f41-pays-haut-cantal-dordogne
http://www.cantal-leforum.com/t557-entre-salers-et-le-puy-mary





Sources
auvergne-centrefrance.com
salers.fr
salers-tourisme.fr et Office de tourisme du Pays de Salers
wikipedia.fr

photos
wikipedia.fr
salers-tourisme.fr
flickr.com
trekearth.com
chambresdhotes-fleursdesoleil.fr
structurae.de
collection du forum (mic, michela)
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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Dim 20 Mar 2011 - 17:27

Allanche

Au coeur du Cézallier





Allanche est un village situé au Nord du département dans le Cézallier à 970m d'altitude. Le point culminant est le Puy Mathonière (1294m). Le village est traversé par le cours d'eau l'Allanche, qui prend sa source au signal du Luguet (63).

A l'origine du nom on trouve probablement d'une part le mot Atlantia (dénomination tirée d'un os de la hanche de Jean Baptiste, qui aurait été conservé dans la localité, mais aussi Albantia, dénomination romaine qui signifie manteau de neige...
cantalpassion.com

Allanche est connu pour accueillir l'une des plus grandes foires de la brocante en Aout mais aussi lors de la transhumance en mai avec la fête des l'estive.



Monument de l'estive


L' église St Jean Baptiste (XIIè siècle), surplombant la rivière, a été construite sur une coulée de basalte formant des orgues.


- Site des Veyrines


A voir également :
- Les Remparts
- Dolmen à Maillargues
- petit patrimoine (four à pain, lavoirs, croix...)

La rue principale




La Mairie






La gare d'Allanche, qui accueille le vélorail du Cézallier



La fête de l'Estive rassemble environ 30000 visiteurs venant de toute la France et même de l'étranger.







Vidéo du village



source : photos, vidéos personnelles.

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MessageSujet: Re: Villes et villages de charme du Cantal   Lun 21 Nov 2011 - 12:47

Vous avez aimé cette série de reportages, vous aimerez notre nouvelle saga sur "les sentiers du Cantal". A venir...
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